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Soupçons d'abus sexuels en Centrafrique : des militaires français visés par une enquête

Un soldat français de la mission Sangaris dans la ville de Sibut en Centrafrique en février 2014.
Un soldat français de la mission Sangaris dans la ville de Sibut en Centrafrique en février 2014. Jean-Pierre Campagne, AFP

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire suite à de nouveaux soupçons d'abus sexuels évoqués par l'ONU visant des militaires français en Centrafrique.

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La justice française a ouvert une enquête préliminaire suite à de nouveaux soupçons d'abus sexuels visant des militaires français basés en Centrafrique, rapporte l'AFP mardi 5 avril de source judiciaire.

La semaine dernière, le parquet de Paris a reçu via le ministère de la Défense une dénonciation des Nations unies sur des soupçons d'exploitation et d'abus sexuels, de 2013 à 2015 à Dékoa (région de Kémo, est), impliquant des militaires français. Selon la source, ce signalement ne donne pas de précision sur le nombre de victimes, leur âge, ou le nombre de militaires impliqués.

L'enquête, ouverte vendredi, est confiée à la gendarmerie prévôtale, chargée d'enquêter sur les crimes et délits commis par des militaires français lors d'opérations extérieures.

La semaine dernière, l'ONU a révélé avoir reçu de nouveaux soupçons, faisant état d'informations selon lesquelles des soldats français de Sangaris auraient forcé en 2014 des jeunes filles à avoir des rapports sexuels avec des animaux en échange d'une petite somme d'argent.

Des responsables de l'Onu ont pu interroger 108 victimes présumées d'abus sexuels, en "grande majorité" des mineures, a indiqué la semaine dernière Stéphane Dujarric, le porte-parole de l'Onu.

Outre la France, la centaine d'allégations concerne les contingents burundais et gabonais de la mission de l'Onu en Centrafrique (Minusca), présents dans la région de Kémo, entre 2013 et 2015.

En France, une information judiciaire confiée à un juge d'instruction et une enquête préliminaire du parquet de Paris sont déjà en cours sur plusieurs accusations de viols portées par des mineurs centrafricains contre des soldats de la force française Sangaris. Cinq soldats de Sangaris ont été entendus dans le cadre de l'instruction sans être mis en examen.

 Avec AFP

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