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Alexandre de Juniac quitte Air France-KLM pour la prestigieuse IATA

Alexandre de Juniac, le 26 mars dernier, lors de la présentation de la ligne HOP! à l'aéroport Paris Orly.
Alexandre de Juniac, le 26 mars dernier, lors de la présentation de la ligne HOP! à l'aéroport Paris Orly. Eric Piermont, AFP

Après avoir passé moins de trois ans au poste de PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac a annoncé son départ de la compagnie franco-néerlandaise pour prendre la tête de la prestigieuse IATA, l'association internationale du transport aérien.

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Le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac change d’air. Celui qui a engagé la compagnie sur la voie du redressement a annoncé mardi 5 avril qu’il allait quitter le groupe l'été prochain pour prendre la tête de la prestigieuse IATA, l'association internationale du transport aérien. Le départ après trois ans de mandat de ce patron, charismatique pour les uns, trop clivant pour les autres, est une surprise.

Alexandre de Juniac a informé le conseil d'administration de la compagnie franco-néerlandaise "de la proposition qui lui a été faite ce mardi 5 avril 2016 par le Conseil des gouverneurs de l'Association du Transport Aérien International (IATA) de devenir (son) prochain directeur général", a déclaré le groupe dans un communiqué mardi.

Il "a indiqué qu'il était disposé à accepter cette proposition", a ajouté le groupe. L'IATA tiendra son assemblée générale du 1er au 3 juin 2016 avec l'objectif d'une prise de fonction de Juniac "au plus tard au 1er août 2016".

Surprise des syndicats

Son départ a également pris de court les syndicats internes. "Il met tout le monde devant le fait accompli, y compris le conseil d'administration et le gouvernement", a déploré Béatrice Lestic de la CFDT Air France, assurant que "ce qui nous intéresse, c'est qui va le remplacer".

Pour Miguel Fortea, numéro un de la CGT Air France, de Juniac reste "l'homme de la stratégie de la division" entre les catégories de personnel et c'est "plutôt une bonne nouvelle qu'il parte", lui qui a mis en œuvre "des milliers de suppressions d'emplois".

Un groupe fragile

Il quitte un groupe en voie de redressement mais encore fragile. Air France-KLM se trouve comme d'autres compagnies historiques prise en étau entre la concurrence féroce des low-cost en Europe, Ryanair et easyJet en particulier, et sur le long courrier de celle des compagnies du Golfe, Emirates ou Qatar Airways. Face aux low-cost, il a cherché à développer la filiale Transavia d'Air France-KLM, et a opposé aux secondes une montée en gamme.

C'est sous sa houlette que la compagnie franco-néerlandaise a renoué avec les profits en 2015 pour la première fois depuis 2008, avec un bénéfice net de 118 millions, après 225 millions de pertes l'année précédente. Au prix d'importants efforts de productivité du personnel, avec une réduction des effectifs des personnels navigants et au sol, et d'une grève des pilotes d'Air France, en septembre 2014 qui fut l'une des plus longues de l'histoire de la compagnie, avec un impact financier négatif de 440 millions d'euros.

Le comité de nomination et de la gouvernance d'Air France-KLM a lancé, avec l'appui d'un cabinet international de recrutement, un processus "afin d'identifier le meilleur dirigeant à même de poursuivre la consolidation et le développement du groupe".

Avec AFP

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