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Emmanuel Macron lance son mouvement politique "En Marche"

L'énarque de 38 ans a promis que sa "priorité aujourd'hui" n'était pas l'élection présidentielle de 2017.
L'énarque de 38 ans a promis que sa "priorité aujourd'hui" n'était pas l'élection présidentielle de 2017. Patrick Kovarik, AFP

À treize mois de la présidentielle, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a lancé, mercredi, son propre mouvement politique baptisé "En Marche". Il s'est toutefois défendu d'entretenir des ambitions élyséennes.

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Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a lancé, mercredi 6 avril, son propre mouvement politique, "En Marche", non sans prendre le risque, en faisant cavalier seul, de semer la zizanie dans la majorité, à treize mois de la présidentielle.

"J'ai mis du temps, j'ai réfléchi, j'ai consulté, j'ai associé des gens et j'ai décidé qu'on allait créer un mouvement politique, un mouvement politique nouveau", a-t-il déclaré lors d'une rencontre citoyenne, fermée aux journalistes mais retransmise sur Internet, organisée à Amiens, sa ville natale.

Pas d'ambition présidentielle "aujourd'hui"

Il a immédiatement précisé qu'il ne lançait pas lancer cette initiative pour trouver "un énième candidat à la présidentielle", promettant que ce n'était pas sa "priorité aujourd'hui" même s'il n'a pas caché son intention de "construire une majorité", en trouvant un "consensus" sur des solutions qualifiées de "radicales".

Le ministre de l'Économie, dont la popularité dans les sondages et les prises de position agacent à gauche, n'a cependant pas affiché son soutien à François Hollande, dont il a été le principal conseiller économique entre mai 2012 et août 2014, et à ce titre à l'origine des grandes réformes économiques du quinquennat.

"Qui que ce soit en 2017, s'il n'y a pas une exposition claire de la vision pour le pays, s'il n'y a pas [...] un débat ouvert [...] et donc la capacité à créer le consensus sur les mesures à prendre, qui que ce soit, il ou elle n'y arrivera pas", a observé le jeune énarque de 38 ans.

"La question, avant tout, c'est de construire cela, avant de savoir qui le portera, sinon ce sera un nouvel échec sur ces sujets", a-t-il même prévenu.

Emmanuel Macron, qui a fait fortune en travaillant pour une banque d'affaires et n'a jamais exercé de mandat électif, bénéficie d'une bonne cote de popularité.

Une ambition "radicale" et "un peu folle"

En effet, dans l'optique d'une primaire à gauche, Emmanuel Macron est le favori de l'ensemble des sondés, qui considèrent à 46 % qu'il ferait un bon candidat, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi. En revanche, il ne convainc qu'un sympathisant de gauche sur deux (50 %).

De fait, il ne fait pas l'unanimité au Parti socialiste, dont il n'a pas la carte. "Si Macron se présente à la primaire de la droite, il écrase tout le monde", ironise un député socialiste. Son nom est néanmoins régulièrement cité pour conduire la gauche en 2017, notamment si François Hollande ne se représentait pas. Mais Emmanuel Macron n'a pas cité une seule fois le nom du président pendant l'heure et demie où il s'est exprimé, tout en répétant ce qui ressemble curieusement à un slogan: "l'ambition apaisée".

"Ni de droite ni de gauche"

"En Marche" ne sera "ni de droite ni de gauche", car pour lui "les clivages sont devenus obsolètes à beaucoup d'égards". Détaillant ce qu'il a qualifié d'"idées neuves", il a expliqué croire "à la liberté économique, sociale, politique et à notre capacité collective à l'articuler avec la justice".

Il a reconnu avoir une ambition "radicale" et "un peu folle", lançant aux futurs militants le "défi" de "mener ces débats de manière libre et décomplexée". Le ministre a également précisé que le mouvement serait "ouvert" puisqu"il sera possible d'adhérer tout en restant dans un "autre parti républicain".

"Bien sûr que je vais adhérer. Si je suis là ce soir, c'est que je suis membre du PS et je ne quitterai pas le PS, mais je souhaite continuer avec Emmanuel Macron, avec d'autres gens de toutes sensibilités", a affirmé à la sortie de la réunion le sénateur François Patriat.

Avec AFP

 

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