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"Panama Papers" : David Cameron admet avoir détenu des parts dans un fonds offshore

David Cameron a fini par reconnaître, jeudi 7 avril 2016, qu'il avait bien détenu une participation dans la société créée par son père dans un paradis fiscal.
David Cameron a fini par reconnaître, jeudi 7 avril 2016, qu'il avait bien détenu une participation dans la société créée par son père dans un paradis fiscal. Christopher Furlong, Pool, AFP (archives)

Le Premier ministre britannique David Cameron a admis jeudi soir qu'il détenait jusqu'en 2010 des parts dans le fonds fiduciaire de son père immatriculé aux Bahamas, après plusieurs jours de pression à la suite des révélations des "Panama Papers".

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Le Premier ministre britannique David Cameron a admis dans une interview télévisée, jeudi 7 avril, avoir détenu à un moment donné une participation dans une société créée dans un paradis fiscal par son père Ian, aujourd'hui décédé.

David Cameron a indiqué avoir vendu ses parts dans la société panaméenne Blairmore, enregistrée aux Bahamas, en 2010, l'année de la mort de son père, avant de devenir Premier ministre.

Le père de David Cameron, Ian Cameron, figure parmi des dizaines de milliers de personnes citées dans les "Panama Papers", ces documents qui ont fuité de la firme panaméenne Mossack Fonseca, spécialisée dans les montages d'évasion fiscale.

>> À voir sur France 24 : "'Panama Papers' : petit pays, gros scandale"

"Nous détenions 5 000 parts dans le Blairmore Investment Trust, que nous avons vendues en janvier 2010. Cela valait dans les 30 000 livres", soit environ 37 000 euros, a déclaré le chef du gouvernement britannique lors d'une interview accordée à la chaîne de télévision ITV.

"Cette histoire va avoir d'énormes répercussions"

"J'ai payé l'impôt sur les dividendes. J'ai réalisé un profit dessus, mais c'était inférieur au plafond fiscal sur les plus-values, aussi je n'ai pas payé l'impôt sur les plus-values", a-t-il ajouté.

"C'est un revirement" dans la stratégie de défense du Premier ministre, explique la correspondante de France 24 à Londres, Bénédicte Paviot. "Cette histoire va avoir d'énormes répercussions."

>> À lire sur France 24 : "'Panama papers' : tour du monde des personnalités politiques visées"

Un porte-parole de David Cameron a déclaré mardi, après les premières révélations, que ni le Premier ministre, ni son épouse, ni ses enfants n'étaient actuellement bénéficiaires d'un fonds offshore.

Avec AFP et Reuters

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