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Les Djiboutiens appelés aux urnes pour une élection sans enjeu

Le président Ismaël Omar Guelleh brigue un quatrième mandat de cinq ans.
Le président Ismaël Omar Guelleh brigue un quatrième mandat de cinq ans. Eric Feferberg, AFP

Les habitants de Djibouti votent, vendredi, pour leur prochain président. Le chef d'État sortant, Ismaël Omar Guelleh, dit "IOG", qui dirige le pays depuis 1999, brigue un quatrième mandat. Les résultats sont attendus ce soir.

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Quelque 187 000 électeurs sont appelés aux urnes, vendredi 8 avril, à Djibouti pour désigner leur prochain président.

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Les bureaux de vote ont ouvert comme prévu à 6 h locales (3 h GMT) mais en raison de l'heure très matinale, les rues de Djibouti-ville, déjà écrasées par la chaleur, étaient quasi désertes.

"C'est un peu tôt, les gens vont venir vers 10 h", a expliqué un agent électoral du bureau de la préfecture, dans le centre de la capitale, en précisant que seuls quelques bulletins avaient déjà été déposés dans l'urne.

Résultats attendus le soir même

Ismaël Omar Guelleh, dit "IOG", qui dirige depuis 1999 cette ancienne colonie française de 875 000 âmes, à la position stratégique à l'entrée de la mer Rouge, brigue un quatrième mandat de cinq ans. Il avait fait modifier la Constitution en 2010 pour en supprimer toute limitation. Il est opposé à cinq autres candidats, dont trois indépendants. Les résultats sont attendus le soir même.

L'opposition, qui avait réussi à se rassembler pour les législatives de 2013, sous la bannière de l'Union pour le salut national (USN), est cette fois-ci morcelée. Trois partis membres de l'USN, dont le MRD de Daher Ahmed Farah, son ex-porte-parole, ont décidé de boycotter le scrutin, en dénonçant une "mascarade électorale".

Le reste de l'USN n'a pas pu s'accorder sur une candidature unique et est représenté par deux candidats : Mohamed Daoud Chehem et Omar Elmi Khaireh.

Armelle Charrier, chroniqueuse internationale à France 24, rappelle que Djibouti est un État "stratégique". Déjà de par sa géographie, "il se trouve dans la corne de l’Afrique, mais regarde de l’autre côté vers les États du Golfe, le Yémen. Le pays se trouve face à tout le trafic maritime dans la région qui est extrêmement important tant sur les marchandises que sur les matières énergétiques. La position stratégique du Djibouti en fait aussi un lieu prisé pour les bases militaires, d'autant plus dans ces temps de terrorisme."

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Avec AFP

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