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"Panama papers" : le Panama écarte des représailles contre la France

Le président panaméen Juan Carlos Varela, le 11 juin 2015, à Bruxelles.
Le président panaméen Juan Carlos Varela, le 11 juin 2015, à Bruxelles. Thierry Charlier, AFP

Après la décision de Paris d'inscrire le Panama sur sa "liste noire" des États non coopératifs en matière fiscale, le président panaméen Juan Carlos Varela a finalement décidé qu'il n'y aurait pas de représailles contre la France.

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Le Panama n'envisage pas de représailles contre la France après la décision de Paris de le réinscrire sur sa "liste noire" des États non coopératifs en matière fiscale, a déclaré vendredi le président panaméen après une conversation téléphonique avec François Hollande.

Le Panama n'envisage pas de "mesures de rétorsion" et préfère la voie diplomatique dans la recherche d'une solution, a déclaré Juan Carlos Varela à des journalistes.

>> À lire sur France 24 : "Le Panama sur la liste noire des paradis fiscaux : une mesure avant tout symbolique"

"La mesure prise par la France n'est pas la bonne et elle n'était pas nécessaire [mais] nous allons d'abord utiliser la diplomatie, le dialogue et la coopération", a-t-il dit.

Le Panama, au cœur d'un scandale portant sur un système présumé d'évasion fiscale à l'échelle mondiale après les révélations des "Panama papers", avait menacé mardi la France de représailles.

Visite du ministre panaméen des Finances en France

Le ministre français des Finances et le secrétaire d'État au Budget, Michel Sapin et Christian Eckert, ont signé vendredi l'arrêté ajoutant formellement le Panama à la "liste noire". Il s’agit d’un retour puisque la France avait retiré le Panama de sa liste de territoires non-coopératifs le 1er janvier 2012, après la signature d'une convention avec les autorités panaméennes sur la lutte contre l'évasion fiscale.

Lors de sa conversation téléphonique avec son homologue panaméen, François Hollande "a vivement encouragé le Panama à répondre aux demandes d'informations des autorités fiscales françaises", peut-on lire dans un communiqué de l'Élysée.

Le chef de l'État français "a par ailleurs confirmé que la France avait demandé la tenue la semaine prochaine d'une réunion des experts de haut niveau de l'OCDE pour travailler à une action coordonnée des administrations fiscales", ajoute la présidence française.

Le ministre panaméen des Finances s'envolera la semaine prochaine pour Paris, a dit le président panaméen. Selon le ministère français des Finances, Michel Sapin devrait le recevoir pour lui demander une "totale transparence" sur la situation des Français au Panama.

Avec AFP et Reuters

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