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Présidentielle 2017 : le PS approuve une primaire à gauche

Guillaume Souvant, AFP

Réuni à huis clos, le Conseil national du PS a approuvé samedi le principe d'une primaire des gauches, sous certaines conditions. La gauche du parti, les Verts et le PCF, se montrent, eux, plus réticents quant à ses modalités.

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Le Parti socialiste a approuvé samedi 5 avril le principe d’une participation à une primaire de la gauche et des écologistes en vue de l'élection présidentielle de 2017. Le groupe Europe-Écologie Les Verts, plus mitigé, a simplement acté l’idée avec prudence. Les deux partis ont renvoyé au mois de juin leur décision finale sur un processus qui semble avoir peu de chances d'aboutir.

"Le parti socialiste réaffirme sa volonté de voir la primaire de toute la gauche aboutir", peut-on lire dans un texte voté à l'unanimité du Conseil national du PS, le parlement du parti. Il "suggère un vote durant la première quinzaine de décembre" - en conformité avec la date proposée par le comité d'organisation de la primaire, les 4 et 11 décembre, qui réunit depuis le mois de février les initiateurs de l'appel Notre primaire, le PS, EELV et le PCF.

Un ou plusieurs candidats ?

Les membre du PS ne se sont pas mis d’accord, en revanche, sur le fait de participer avec un ou plusieurs candidats. Le Premier secrétaire du PS et des proches du président de la République comme Bruno Le Roux ou François Rebsamen se sont dits favorables à la candidature unique de François Hollande. "Le Parti socialiste décidera dans l'esprit de pluralité des modalités de candidature à la candidature à la primaire citoyenne lors d'un conseil national" qui doit se tenir le 3 juin, précise la motion.

Alors que les communistes et les écologistes se montrent plus que réticents à soutenir François Hollande s'il devait sortir gagnant de la primaire, le texte affirme que le PS "rejette toute tentative de lui fixer un périmètre excluant a priori une des sensibilités de l'ensemble de la gauche. Il demande simplement que les candidats, et les partis qui les soutiennent, s'engagent à soutenir le gagnant".

Une condition qu'Europe Écologie-Les Verts a globalement rejetée samedi. "Nous n'avons jamais engagé le parti sur un soutien éventuel à François Hollande", a affirmé lors du conseil fédéral (parlement du parti) Marine Tondelier, chargée par EELV de représenter les écologistes au comité d'organisation. La motion adoptée par le parti (57 voix pour, 16 contre, trois votes blancs) se contente d'"accueillir avec intérêt" l'organisation d'une primaire de gauche, le terme de "soutien" ayant été gommé.

Hollande "disqualifié pour porter les couleurs de la gauche" en 2017

De nombreuses voix se sont faites entendre au conseil fédéral pour intégrer à la motion la condition de ne pas avoir à soutenir François Hollande, ou sa ligne politique "social-libérale", si celui-ci remportait le scrutin. Voix qui sont néanmoins restées minoritaires lors des votes.

Même prévention du côté du PCF qui précisera ses conditions sur la primaire à l'issue de son conseil national vendredi prochain: le président est, selon son secrétaire national Pierre Laurent, "disqualifié pour porter les couleurs de la gauche" en 2017.

En cas de primaire ouverte, le chef de l'État n'aurait les faveurs que de 5% des personnes interrogées, arrivant bon dernier. Parmi les proches de François Hollande, nombreuses sont les voix hostiles à un processus qui acterait la faiblesse du président et qui semble peu conforme à l'esprit des institutions.

Avec AFP

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