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DIPLOMATIE

Affaire des visas : Valls donne priorité à "l'alliance stratégique" avec l'Algérie

Le Premier ministre français Manuel Valls, lors de son arrivée à Alger, samedi 9 avril 2016, avec son homologue algérien Abdelmalek Sellal.
Le Premier ministre français Manuel Valls, lors de son arrivée à Alger, samedi 9 avril 2016, avec son homologue algérien Abdelmalek Sellal. Éric Feferberg, AFP
3 mn

Le Premier ministre français n'a, à aucun moment, envisagé d'annuler sa visite en Algérie, malgré les visas refusés à trois journalistes, a-t-il déclaré samedi. Sa priorité est de préserver "l'alliance stratégique" entre la France et l'Algérie.

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Manuel Valls a dit, samedi 9 avril dans la soirée, sa priorité donnée à "la relation stratégique" entre la France et l'Algérie, dont "rien ne doit nous faire dévier", malgré l'affaire des visas refusés à trois journalistes français qui devaient couvrir son voyage officiel à Alger.

Lors d'une rencontre en aparté avec la presse après un dîner autour du Premier ministre algérien, Manuel Valls a assuré n'avoir à aucun moment envisagé d'annuler la visite.

>> À lire sur France 24 : "Alger refuse un visa à un journaliste du Monde et deux journalistes de Canal+"

"Moi je me suis exprimé, j'aurais l'occasion si vous m'interrogez de le redire, de regretter" le refus de visas par les autorités algériennes à trois journalistes du Monde et de Canal+, a-t-il dit. "Mais ce qui compte pour moi c'est cette vision stratégique que nous avons, qui est indispensable au vu des difficultés et des défis que nos pays connaissent", a-t-il plaidé.

Avant de s'envoler pour Alger, Manuel Valls avait exprimé sur Twitter ses "profonds regrets" concernant la décision algérienne, affirmant qu'il aborderait le sujet avec l'exécutif algérien "dans l'amitié et la franchise".

"Rien ne doit nous faire dévier de cette alliance stratégique"

"L'amitié va de pair avec la franchise et le fait de se dire les choses très directement, mais aussi à se comprendre les uns et les autres", a-t-il nuancé samedi soir. "Et je pense que rien ne doit nous faire dévier de cette alliance stratégique. C'est ça qui compte", a-t-il insisté. Pour le Premier ministre, "aucun principe n'est sacrifié" par cette position, "aucun".

Manuel Valls est arrivé samedi en Algérie pour une visite officielle, marquée par un boycott de médias français protestant contre le refus d'Alger d'accréditer des journalistes du Monde et du Petit Journal de Canal+.

Plusieurs médias français - France 2, TF1, France Culture, France Inter, Le Figaro et Libération - ont ainsi fait savoir qu'ils boycottaient cette visite pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une atteinte à la liberté de la presse.

Toute la presse algérienne s'est fait l'écho, samedi, de cette affaire, évoquant une "visite sous tensions", des "frictions", un "malaise" entre Paris et Alger, dont les relations s'étaient réchauffées depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir.

La France cherche en effet à poursuivre l'embellie que connaissent ses relations avec son ex-colonie depuis 2012. Dimanche, des accords économiques doivent être signés, avec notamment des accords attendus visant l'ouverture d'une usine PSA à Oran et l'extension d'une usine ferroviaire d'Alstom.

Avec AFP et Reuters

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