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Combats sporadiques entre forces loyalistes et rebelles au Yémen avant le cessez-le-feu

La ville de Taez le 7 avril 2016, endommagée par des tirs entre rebelles houthis et combattants des comités de résistance populaire.
La ville de Taez le 7 avril 2016, endommagée par des tirs entre rebelles houthis et combattants des comités de résistance populaire. Ahmad al-Basha, AFP

Des affrontements ponctuels entre forces loyalistes yéménites et rebelles ont eu lieu dimanche à quelques heures du cessez-le-feu. L'ONU espère pouvoir organiser des pourparlers à partir du 18 avril.

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Des affrontements ponctuels ont opposé dimanche 10 avril forces loyalistes et rebelles chiites au Yémen, à quelques heures d'une trêve à l'initiative de l'ONU qui veut organiser des pourparlers à partir du 18 avril pour mettre fin à une guerre meurtrière. Le cessez-le-feu doit entrer en vigueur à minuit, heure locale, soit 21 heures GMT et 23 heures, heure française.

En attendant, des combats sporadiques ont eu lieu autour de Sarwah, ville de la province de Marib, à l'est de Sanaa, ainsi que dans la région de Nahm, au nord-est de la capitale, a rapporté un correspondant de l'AFP.

La coalition a lancé un raid aérien contre les rebelles près de Sarwah pour les empêcher de s'emparer d'une importante base militaire reprise fin 2015 par les forces progouvernementales, selon des sources militaires.

Le Yémen, pays pauvre de la Péninsule arabique, est en proie au chaos depuis la montée en puissance des Houthis, des rebelles issus de l'importante minorité chiite zaïdite, concentrée essentiellement dans le nord du Yémen, et notamment leur prise de la capitale en septembre 2014.

>> À lire sur France 24 : "La guerre oubliée du Yémen, entre crise humanitaire et péril jihadiste"

En réaction, l'Arabie saoudite voisine a décidé en mars 2015 d’intervenir à la tête d'une coalition militaire arabe pour soutenir le président Abd Rabbo Mansour Hadi face au camp rebelle accusé de liens avec l'Iran.

Yéménites sceptiques

Dimanche, la coalition arabe s’est engagée à respecter le cessez-le-feu mais a précisé dans un communiqué qu’elle se réservait le droit de riposter" à toute attaque des rebelles.

Le médiateur de l'ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a annoncé le 23 mars "une cessation des hostilités dans tout le pays à partir du 10 avril à minuit, avant une nouvelle session de négociations de paix le 18 avril au Koweït".

Cette nouvelle trêve a plus de chances de tenir que les précédentes, estiment des experts. Houthis et Saoudiens ont échangé en mars des prisonniers après des pourparlers inédits sur une trêve humanitaire à la frontière.

"Pour la première fois, les groupes qui peuvent mettre fin aux opérations militaires majeures, en particulier les Saoudiens et les Houthis, semblent être plus disposés à le faire", note April Longley Alley, spécialiste du Yémen à l'International Crisis Group (ICG). "Le chemin de la paix au Yémen sera long et difficile", ajoute-t-elle cependant.

De nombreux Yéménites, déçus par les précédents échecs, restent cependant sceptiques sur une véritable cessation des hostilités.

Avec AFP
 

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