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FRANCE

Nuit debout : la place de la République appartient "à tous les Parisiens", prévient Anne Hidalgo

Les manifestants de Nuit debout rassemblés place de la République, le 11 avril 2016.
Les manifestants de Nuit debout rassemblés place de la République, le 11 avril 2016. Dominique Faget, AFP
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La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a prévenu lundi soir que la place de la République investie par les manifestants de Nuit debout depuis le 31 mars devait rester un espace "partagé", accessible à "tous les Parisiens".

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L'usage de la place de la République, où se réunit le mouvement Nuit debout, doit rester "partagé" entre tous, a affirmé, lundi 11 avril, la maire socialiste de la ville de Paris, Anne Hidalgo. "Tous les matins, les services de la propreté de la Ville nettoient un espace qui ne peut être dit public et commun que si tous les Parisiens peuvent en disposer", a ajouté Anne Hidalgo dans un communiqué signé également par les maires des IIIe, Xe et XIe arrondissements.

La place est aussi un "lieu de passage, de loisirs ou encore un mémorial", et Hidalgo "veillera à ce que son usage reste partagé entre tous". "De la même manière que rien ne s'oppose à ce que des citoyens débattent une partie de la nuit, rien ne doit s'opposer à ce qu'ils libèrent la place une fois qu'ils ont terminé leurs discussions", ont encore précisé les trois édiles parisiens.

Il est "légitime" de rêver d’un autre monde

Les signataires condamnent aussi "avec la plus grande fermeté" les violences et les dégradations de certains lieux : contre le commissariat du XIe arrondissement notamment et contre des commerces. "S'il est légitime de rêver d'un autre monde, il ne l'est pas de dégrader celui-ci", conclut le communiqué. De nombreux riverains commencent également à se plaindre de l’odeur d’urine et du bruit.

>> En images : avec les participants de Nuit debout à Paris

Depuis onze jours, l'esplanade du cœur de Paris est l'épicentre d'un mouvement citoyen inédit, lancé au soir du 31 mars contre le projet de loi travail "et le monde qui va avec", et qui entend poursuivre sa mobilisation, suscitant l'embarras des autorités et de la classe politique. Lundi matin, la police a démantelé le campement parisien, après l'expiration de leur autorisation de se réunir. Mais l’initiative n’a pas douché l’enthousiasme des protestataires. Quelques heures plus tard, ils étaient encore des centaines à refaire le monde en plein centre de la capitale.

"La Nuit debout ne s'arrête pas, ça doit continuer" a confié Gregory, 24 ans, membre de la commission presse. Finalement, la "cantine" s'est réinstallée, et l'assemblée générale a repris, jeunes et moins jeunes se relayant au micro pour parler droits de l'Homme, Constitution ou encore éducation devant des centaines de personnes assises par terre autour d'eux.

"On n'est pas fatigués"

En province aussi, pas question de baisser les bras. "Le désir de tout le monde est de prendre plus de pouvoir sur nos sociétés et nos vies", expliquait Cyril, l'un des organisateurs du mouvement à Lyon. "La lutte continue, on n'est pas fatigués", résumait un slogan lancé par les manifestants parisiens place de la République.

De nombreuses questions ont été soulevées suite aux incidents dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque quelques centaines de personnes ont voulu se rendre au domicile du Premier ministre Manuel Valls. Huit personnes ont été interpellées et des dégradations déplorées par les autorités.

"On ne veut pas que le mouvement soit montré pour ce qu'il n'est pas, ce n'est pas un mouvement violent", affirme une des initiatrices du mouvement, qui se fait appeler Camille. "On peut discuter, dialoguer [...], mais si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer", a mis en garde lundi le patron du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis.

Avec AFP

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