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Le Yémen toujours en proie aux violences malgré le cessez-le-feu

Des soldats loyalistes au président Abd Rabbo Mansour Hadi, samedi 9 avril 2016, à un check-point d'une rue d'un quartier résidentiel d'Aden.
Des soldats loyalistes au président Abd Rabbo Mansour Hadi, samedi 9 avril 2016, à un check-point d'une rue d'un quartier résidentiel d'Aden. Saleh Al-Obeidi, AFP

Malgré le cessez-le-feu, des combats entre forces loyalistes et rebelles pro-iraniens ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi dans certaines régions du Yémen. De son côté, l'ONU affirme que la trêve est globalement respectée, en dépit de violations.

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Des combats entre forces loyalistes et rebelles pro-iraniens ont éclaté, dans la nuit de lundi à mardi 12 avril, dans certaines régions du Yémen malgré un cessez-le-feu, ont indiqué des sources militaires.

Les forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi ont été engagées dans des affrontements avec les rebelles houthis à Sarwah dans la province de Marib, à l'est de la capitale Sanaa, ainsi qu'à Nahm, plus au nord-est, et à Baihan, dans la province de Chabwa (sud), selon les mêmes sources.

À Baihan, un soldat a été tué et neuf autres blessés lorsque les rebelles et leurs alliés – des unités militaires restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh – ont bombardé une base des forces pro-Hadi. Au total, sept soldats pro-Hadi ont été tués, lundi, à Sarwah où les rebelles ont progressé et réussi à reprendre deux positions aux forces pro-gouvernementales. Les deux camps ont subi des pertes dans les affrontements à Nahm, ont précisé ces sources.

>> À lire sur France 24 : "La guerre oubliée du Yémen, entre crise humanitaire et péril jihadiste"

Les rebelles ont accusé les forces loyalistes et la coalition militaire arabe conduite par l'Arabie saoudite, qui soutient le président Hadi, d'avoir commis "39 violations de la trêve", lundi, à Taëz (sud-ouest), Marib et Chabwa notamment.

Leur porte-parole, Mohamed Abdessalam, a prévenu que "la poursuite des opérations militaires pourrait entraver le processus de paix et réduire les chances de tenir le dialogue" politique inter-yéménite, prévu à partir de lundi 18 avril au Koweït sous l'égide de l'ONU.

Attaque-suicide à Aden contre des jeunes recrues de l’armée loyaliste

À ces combats s'ajoutent les attaques des groupes jihadistes, qui ne sont pas concernés par le cessez-le-feu, et qui compliquent la bonne marche du processus de paix. Un kamikaze a activé sa ceinture d'explosifs près d'une enceinte sportive d'Aden, dans le sud du pays, tuant cinq nouvelles recrues de l’armée, a annoncé mardi une source de sécurité.

Les attaques, revendiquées ou attribuées à des groupes jihadistes, contre les forces gouvernementales se sont multipliées ces derniers mois dans le sud, dans des tentatives apparentes d'entraver les efforts du pouvoir de remettre sur pied l'armée et les forces de sécurité.

Un cessez-le-feu respecté selon l'ONU

Entré en vigueur dimanche à 21 h GMT, le cessez-le-feu est toutefois globalement respecté, malgré des violations "commises par les rebelles chiites", a assuré lundi à l'AFP le général Mohamed Ali al-Makdashi, chef d'état-major des forces pro-Hadi.

"La cessation des hostilités semble tenir globalement" au Yémen, a tenu à souligner lundi le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric, tout en relevant la persistance de "certaines poches de violence" dans le pays.

Avec AFP et Reuters

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