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Espionnage présumé d'un ex-rival de Guéant : le parquet de Paris ouvre une enquête

L'ancien ministre Claude Guéant et Thierry Solère, à Boulogne-Billancourt, en mai 2012.
L'ancien ministre Claude Guéant et Thierry Solère, à Boulogne-Billancourt, en mai 2012. Thomas Samson, AFP

Le parquet de Paris a ouvert une enquête après des révélations du Monde faisant état d'une surveillance en 2012 de Thierry Solère par la DGSE. Ce dissident de l'UMP était alors un rival du ministre de l'Intérieur de Sarkozy, lors des législatives.

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Des informations du journal Le Monde concernant une surveillance présumée du député Les Républicains Thierry Solère par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSE) en 2012 ont entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.

Cette enquête ouverte pour les chefs de "collecte frauduleuse de données à caractère personnel et d'atteinte à l'intimité de la vie privée et recel de ce délit" est confiée aux gendarmes de la section de recherches de Paris, a indiqué le procureur François Molins dans le communiqué.

Le quotidien Le Monde affirme que le renseignement extérieur français a surveillé Thierry Solère opposé alors à Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur de l’époque, lors des législatives dans les Hauts-de-Seine en 2012. Au début de cette même année, Thierry Solère avait été exclu de l'UMP après avoir annoncé son projet de candidature dissidente aux législatives face à Claude Guéant, soutenu par le parti. Selon Le Monde, "ses téléphones et son adresse Internet ont en effet été espionnés dès son exclusion de l'UMP, le 20 mars 2012. La surveillance n'a été interrompue qu'après la découverte fortuite de son existence par la direction technique de la DGSE", suite à des conflits internes entre services.

Des accusations "fantaisistes"

Le patron de la DGSE d'alors, Erard Corbin de Mangoux, a nié tout rôle dans une telle affaire, la qualifiant de "hautement fantaisiste". Interrogé à ce sujet sur Europe 1, Claude Guéant a assuré n'avoir "jamais demandé la moindre écoute téléphonique de quelque personnalité politique que ce soit". "À travers moi, on atteint effectivement Nicolas Sarkozy", a-t-il par ailleurs jugé, faisant un lien entre ces révélations et la primaire prévue au sein du parti Les Républicains pour désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2017.

Nicolas Sarkozy, en déplacement en Inde, a lui aussi jugé "stupide" la mise en cause de son ancien ministre. "Si un ministre de l'Intérieur avait voulu faire quelque chose d'aussi stupide, pourquoi utiliser les services de la DGSE qui dépendent du ministère de la Défense ?", a demandé le président du parti Les Républicains.

Interrogé par France 2, Thierry Solère s'est de son côté réservé le droit de porter plainte. "Je verrais les suites que je donne à cela mais probablement une plainte contre X", a-t-il dit. Le député des Hauts-de-Seine, soutien du candidat déclaré Bruno Le Maire, occupe désormais une fonction stratégique au sein du parti, en charge de l'organisation de la primaire (20-27 novembre).

Avec AFP et Reuters

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