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Ligue des champions : auteur d'un triplé, Cristiano Ronaldo envoie le Real en demie

Cristiano Ronaldo, auteur d'un nouveau triplé avec le Real Madrid.
Cristiano Ronaldo, auteur d'un nouveau triplé avec le Real Madrid. Curto de la Torre, AFP

Mal embarqué après sa défaite en quart de finale aller à Wolfsburg (2-0), le Real Madrid a renversé la vapeur, mardi soir, à la faveur d'un triplé de Cristiano Ronaldo (3-0). Les hommes de Zinedine Zidane rejoignent les demi-finales de la C1.

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Si Santiago-Bernabeu a été le théâtre de soirées européennes mémorables, celle du mardi 12 avril 2016 restera sans nul doute dans les mémoires. L'exploit réalisé par le Real Madrid est majuscule : un splendide triplé de Cristiano Ronaldo avec, à la clé, une qualification en demi-finale de Ligue des champions et une mémorable victoire 3-0 contre Wolfsburg, pourtant vainqueur 2-0 la semaine dernière en quart de finale aller.

Au bord du gouffre avant cette rencontre, Zidane a décidément une bonne étoile, et sa star s'appelle Ronaldo. À 31 ans, le triple Ballon d'Or portugais a réussi une performance inoubliable en concrétisant à lui tout seul le rêve de "remontada" (remontée) que nourrissait le club madrilène.

Un plat du pied à la 16e minute, une tête décroisée sur corner la minute d'après (17e) et, au plus fort du suspense, un amour de coup franc expédié au ras du poteau (77e) ont eu raison des "Loups" de Wolfsburg, dominés par plus forts qu'eux.

Soit les 14e, 15e et 16e buts de "CR7" dans cette Ligue des champions, à une petite longueur du record qu'il avait lui-même établi lors de l'édition 2013-2014 remportée par le Real (17 buts). Le Portugais, meilleur buteur de toute l'histoire de la C1, se rapproche aussi de la barre des 100 buts avec désormais 93 unités.

Voilà la saison du Real complètement relancée : si la contre-performance du match aller avait fait craindre le pire, Zidane a conduit ses joueurs à un triomphe mérité qui lui ouvre le champ des possibles pour la fin de saison. À l'instar du clasico remporté début avril face au FC Barcelone (2-1), qui a remis le Real dans la course en Liga.

"Les joueurs ont tous été énormes, c'est ma plus grande soirée en tant qu'entraîneur... enfin, pour le moment j'espère", a commenté Zidane en conférence de presse.

Une ambiance électrique

Avec un état d'esprit aussi conquérant, avec une telle solidarité, "ZZ" et ses hommes seront forcément une équipe difficile à battre en demi-finale. Et ils peuvent rêver tout haut de la finale à Milan fin mai, où la "Maison blanche" pourrait briguer la "Undecima", 11e C1 de l'histoire du club.

Cela, les Madrilènes le doivent aussi à leur 80 000 supporteurs, qui ont fait peser une atmosphère incroyable au stade Santiago-Bernabeu malgré un crachin persistant.

Zidane, lui, arpentait sa zone technique, plus concentré que tendu. Ses choix étaient les bons, à l'évidence, puisque son pressing haut asphyxiait les Loups, et puisque l'ouverture du score est venue du latéral droit Dani Carvajal, préféré pour ce match au Brésilien Danilo, qui avait sombré à l'aller.

Le défenseur espagnol, au bout d'une percée plein axe, a adressé un centre détourné dans les pieds de Cristiano Ronaldo, lequel a ajusté le gardien pour faire rugir le Bernabeu (16e).

Déchaîné, Ronaldo a récidivé la minute d'après avec une tête décroisée splendide sur corner (17e).

Coup du chapeau

Deux buts en l'espace d'une minute, et un coup de massue pour Wolfsburg. Pour ne rien arranger, le club allemand a perdu son ailier Julian Draxler, sorti sur blessure (31e).

Mais l'euphorie du Real aurait pu tourner court : il a fallu un excellent Keylor Navas pour sortir d'une claquette la frappe de mule de Luiz Gustavo (34e). Peu après, Ramos s'est jeté in extremis pour contrer Bruno Henrique (38e).

Dans une seconde période devenue crispante, le même Ramos a cru devenir le héros du match. Mais sa tête puissante sur corner, après avoir touché le poteau, a flirté avec la ligne de but avant que le gardien Diego Benaglio ne s'en saisisse (66e).

Au fil des minutes, les débats se sont équilibrés, comme si chaque équipe craignait de trop se découvrir. Et c'est à ce moment-là que Ronaldo s'est chargé du coup de grâce. Son coup franc direct, au meilleur moment, est la marque des géants.

Au coup de sifflet final, le Real a pu s'offrir un tour d'honneur mérité. Et après son clasico victorieux, l'entraîneur Zinedine Zidane en est déjà à deux coups de maître en autant de coups d'essai. De quoi lui offrir un peu de sérénité pour conclure une saison qui pourrait s'avérer plus fructueuse que prévu du côté de Madrid.

Avec AFP

 

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