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Dans la presse

"Panama Papers, ou l'aveu parental de l'inexistence du Père Noël"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, mercredi 13 avril, l’onde de choc et la prise de conscience provoquées par les "Panama Papers", et un sondage controversé sur les musulmans britanniques.

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On commence cette revue de presse internationale avec l’onde de choc des «Panama Papers».
 
Outre leurs répercussions politiques, ces révélations pourraient déboucher sur une coopération internationale renforcée entre services fiscaux - c’est ce que semble indiquer la réunion convoquée à la hâte entre les directeurs des administrations fiscales de 28 pays, d’après The Guardian, qui annonce que ces responsables du fisc doivent se retrouver aujourd’hui à Paris pour discuter de la façon dont ils vont pouvoir partager et analyser les données des «Panama Papers». Un rendez-vous sous les auspices du réseau Jitsic de  l'OCDE et dont se réjouit The Guardian, qui met néanmoins en garde contre les «demi-efforts» dont les gouvernements pourraient se contenter en matière de lutte contre l’évasion fiscale. «Sans une vraie remise en question des vides juridiques dont tirent profit ceux qui cherchent à fuir le fisc, il n’y aura pas de solution à ce problème», écrit en substance le journal.
 
La lutte contre l’évasion fiscale exigerait aussi une mobilisation des contribuables à-travers la planète. «Contribuables de tous les pays unissez-vous!», lance depuis Slate l’universitaire et écrivain américain Frederik Deboer, qui commence par expliquer que «sans doute le chose la plus simple à dire au sujet des «Panama Papers»», c’est que «les riches ne sont pas comme nous». «Vous et moi, écrit-il, nous payons des impôts; les riches trouvent des moyens pour en être exemptés. Pour d’aucuns, les «Panama Papers» ressembleront à l’aveu parental sur l’inexistence du Père Noël – à peine l’ultime confirmation d’un doute qui vous assaillait depuis très très longtemps». «Les divers groupes et individus détectés dans ces documents n'ont pas de réels points communs, si ce n'est le seul qui compte vraiment: leur incroyable richesse et leur incroyable désir d'en garder le plus possible par-devers eux. Tel est le nouveau cosmopolitisme, la communauté internationale du XXIe siècle. La communauté de ceux qui ont les moyens de n'appartenir à aucune nation».
 
Au menu également ce matin, le sondage commandé par le quotidien conservateur The Times et la chaîne de télévision britannique Channel 4. D’après cette enquête, il apparaîtrait que les opinions des musulmans du Royaume-Uni sur l'homosexualité ou encore les droits des femmes diffèreraient de celles du reste de la population. Selon ce sondage, publié lundi par le quotidien, 52 % des musulmans interrogés affirment que les relations homosexuelles ne devraient pas être légales, ou encore que les gays ne «devraient pas pouvoir devenir professeurs», pour 47 % d’entre eux, tandis que 39 % seraient d'accord avec le fait que les «femmes devraient toujours obéir à leurs maris». Des chiffres qui paraissent devoir être relativisés par le très large sentiment d'appartenance des musulmans à la nation anglaise, 86 % des personnes interrogées, 78 % disant même vouloir s'intégrer encore davantage. Mais pour The Times, la messe est dite: ce sondage  prouve que le Royaume-Uni doit se résoudre à «adopter une approche beaucoup plus musclée, pour remplacer une approche multiculturaliste qui a apporté la preuve de son échec». Même son de cloche du côté du The Wall Street Journal, pour qui cette enquête fait apparaître l’existence d’un «problème musulman au Royaume-Uni». Un sondage polémique, donc. «Ce que pensent vraiment les musulmans? Ce n’est pas ce sondage biaisé qui va nous l’apprendre», prévient The Guardian, qui parle de conclusions hâtives, notamment sur la question de savoir si les musulmans interrogés accepteraient de dénoncer une personne suspectée de terrorisme - 34 % seulement des personnes interrogées auraient répondu par l’affirmative. Un chiffre finalement pas très éloigné du reste de la population, où seules 30 % des personnes interrogées ont livré la même réponse. D’autres sondages, rappelle The Guardian, ont indiqué que 94% des musulmans britanniques accepteraient de dénonceraient les éventuels auteurs de violences envers la police. «Ce que pensent réellement les musulmans britanniques de ce sondage qui leur demande ce qu’ils pensent réellement?», ironise The Independent: « que cette enquête n’apprend finalement rien à personne, que la plupart des musulmans d’identifie comme des Britanniques, qu’ils sont plus conservateurs que le reste de la population, et que l’immense majorité d’entre eux condamne le terrorisme, contrairement à une minuscule minorité».
 
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