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Le registre sur les données des passagers aériens (PNR) soumis au vote du Parlement européen

Des membres du Parlement européen protestent contre le registre européen des données des passagers aériens (PNR), le 19 avril 2012.
Des membres du Parlement européen protestent contre le registre européen des données des passagers aériens (PNR), le 19 avril 2012. Frederick Florin, AFP

Après cinq ans de débats, le registre européen des données des passagers aériens (PNR) doit être voté jeudi par les eurodéputés alors que l'UE cherche de nouveaux moyens pour lutter efficacement contre les attaques terroristes.

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Les eurodéputés doivent adopter jeudi 14 avril l'instauration d'un registre européen des données des passagers aériens (PNR), outil antiterroriste réclamé avec insistance par certains pays européens dont la France. C’est "un moyen supplémentaire" de lutter contre le terrorisme, a fait valoir mardi 12 avril le premier ministre français, Manuel Valls, lors d’une visite au Parlement européen.

>> À lire sur France 24 : La fin des attaques terroristes en Europe avec le PNR ?

Proposée dès 2011 par la Commission européenne, le dossier PNR (Passenger Name Record, "données des dossiers passagers") a largement divisé les eurodéputés, certains s’inquiétant d’un manque de protection des données personnelles.

Le texte, s'il est adopté, obligera les transporteurs aériens à communiquer des données sur leurs passagers (dates de voyages, itinéraires) aux États européens concernés par un vol depuis ou vers un pays tiers. L'objectif est de détecter des individus qui n'ont pas été soupçonnés de terrorisme par le passé, mais dont l'analyse de ces données révèle un profil suspect.

Il appartiendra ensuite aux États membres d’alerter d’autres pays, si nécessaire. Ils pourront aussi demander des données PNR à d’autres, de leur propre initiative, dans le cadre d’une enquête.

Depuis longtemps, Manuel Valls est un fervent défenseur de cet outil qu'il juge "indispensable". Au lendemain des attentats de Bruxelles, le Premier ministre français  avait estimé devant les députés de son pays qu'il y avait "urgence" à adopter le PNR. "Je dis notamment aux groupes socialiste et écologiste du Parlement européen : chacun doit prendre ses responsabilités [...] On a assez perdu de temps sur cette question", avait-il déclaré le 22 mars.

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