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Décès du photographe malien Malick Sidibé

Malick Sidibé a reçu le prix de l'ICP (Centre International de la Photographie) en 2008, à New York.
Malick Sidibé a reçu le prix de l'ICP (Centre International de la Photographie) en 2008, à New York. Stephen Lovekin, Getty Images, AFP

Le photographe malien Malick Sidibé, l'un des pionniers africains de son art, est décédé à Bamako à l'âge de 80 ans. Son œuvre avait été récompensée, entre autres, par le Lion d'Or à la Biennale de Venise.

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On le surnommait le "père de la photographie africaine". Le malien Malick Sidibé, considéré comme l'un des pionniers africains de la photographie, est décédé à Bamako à l'âge de 80 ans. Il s'était fait connaître par ses portraits sensibles de la vie quotidienne de son pays.

Malick Sidibé "luttait contre la maladie" qui l'a emporté jeudi soir, a indiqué à l'AFP son neveu Oumar Sidibé, sans autre précision.

"C'est une grande perte pour le Mali. Il faisait partie de notre patrimoine culturel", a déclaré à l'AFP la ministre de la Culture N'Diaye Ramatoulaye Diallo.

L'œuvre de Malick Sidibé avait été récompensée, entre autres, par le Lion d'Or à la Biennale de Venise, les prix Hasselblad (Suède) et de l'ICP (Centre International de la Photographie, New York).

Hommage de Karim Sidibé à son père : "Il voulait transmettre la joie".

À travers les photos prises dans son studio, le Studio Malick, au cours des années 1950 et 1960, il avait livré un travail remarquable sur "une période importante de l'histoire africaine, qui fut une étape d'émancipation, de bouleversements culturels, de fierté et d'espoir pour l'avenir", avait souligné le jury PhotoEspaña en lui attribuant son prix en 2009.

"Tu n'imagines pas pouvoir parvenir jusque-là quand tu viens d'un petit village et sans être jamais allé à l'école", avait réagi à Madrid à l'annonce de ce prix Malick Sidibé, fils de paysan né à 300 km à l'ouest de Bamako.

"Nous perdons une boussole"

"Malick Sidibé est un grand. Il a documenté la vie bamakoise, avec des photos qui ont une valeur incontournable", a rappelé Samuel Sidibé, directeur du musée national de Bamako et délégué général de la Biennale africaine de la photographie, où l'artiste avait été mis en l'honneur dès la première édition de l'événement, en 1994.

"Il aidait les gens de sa communauté, il était très sociable. Nous perdons vraiment une boussole", a ajouté Samuel Sidibé.

Il était "souvent qualifié de père de la photo africaine" avec Seydou Keïta, a commenté le ministère français de la Culture. Seydou Keïta, décédé en 2001, et considéré comme un des plus grands portraitistes de la seconde moitié du XXe siècle, est le premier artiste africain exposé seul au Grand Palais, à Paris, pour une rétrospective jusqu'en juillet.

"Témoin de l'effervescence de l'indépendance de son pays, parmi les jeunes gens épris de musique, Malick Sidibé a photographié les fêtes et les joies à Bamako", a souligné la ministre française de la Culture Audrey Azoulay.

Avec AFP

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