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Dilma Rousseff passe à l’attaque à la veille du vote sur sa destitution au Brésil

La présidente brésilienne Dilma Rousseff a attaqué ses détracteurs dans une tribune publiée par le quotidien Folha de S. Paulo.
La présidente brésilienne Dilma Rousseff a attaqué ses détracteurs dans une tribune publiée par le quotidien Folha de S. Paulo. Evaristo SA, AFP (Archive)

À la vieille du vote sur sa destitution, la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, s'est défendue samedi, accusant ceux qui conduisent la procédure de chercher à prendre le pouvoir pour échapper aux accusations de corruption qui pèsent sur eux.

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La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a accusé samedi 16 avril ceux qui conduisent la procédure de destitution la visant de chercher à prendre le pouvoir pour échapper aux accusations de corruption qui pèsent sur eux. "Ils veulent condamner une innocente et sauvent des corrompus", a-t-elle écrit dans une tribune publiée par le quotidien Folha de S. Paulo, tandis que son destin à la tête du Brésil devrait se sceller dimanche lors d’un vote crucial au parlement sur sa destitution.

"L'accusation contre moi en cours d'examen au Congrès national est la plus grande fraude juridique et politique dans l'histoire du pays", a également affirmé la chef de l'État dans une vidéo diffusée à l'aube par son Parti des Travailleurs (PT). Elle a également appelé les "Brésiliens à suivre avec attention les événements" mais "surtout dans le calme et la paix".

>> À lire sur France 24 : "Dilma Rousseff échoue à bloquer sa procédure de destitution"

Les détracteurs de Dilma Rousseff accusés de corruption

"Quelle est leur légitimité ?", s'est interrogé Dilma Rousseff à propos des parlementaires qui doivent voter sa destitution dimanche. Ces derniers jours, elle a accusé son vice-président Michel Temer et le président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, d'être "le chef et le sous-chef" de la conspiration contre elle.

Le nom de Michel Temer a été cité par des inculpés du dossier Petrobras dans de sombres histoires de ventes illégales d'éthanol, ce qu'il réfute. Dirigeant du parti centriste PMDB, qui a lâché la majorité fin mars, il remplacerait Dilma Rousseff si elle était destituée.

Quant à Eduardo Cunha, un député du PMDB ultraconservateur, adepte d'une église évangélique néo-pentecôtiste, il est inculpé pour "corruption et blanchiment d'argent" dans le cadre du scandale Petrobras.

Dilma Rousseff, une ex-guérillera sous la dictature (1964-85) et membre du PT, est accusée par l'opposition de maquillage des comptes publics,  mais pas de corruption. De plus, sur les 65 membres de Commission spéciale qui a recommandé de voter "pour l'impeachment", 36 sont inculpés ou ont déjà été condamnés.

La police craint des affrontements

Pour la présidente brésilienne, le compte à rebours est enclenché avant le vote de dimanche. Plus de 200 millions de Brésiliens sont suspendus aux joutes enflammées des députés, réunis depuis vendredi pour une assemblée plénière marathon de trois jours qui a repris samedi à 11 h. Ces débats houleux ont ouvert l'un des chapitres les plus dramatiques de la jeune démocratie brésilienne.

Face au Congrès des députés, une barrière de deux mètres de haut et d'un kilomètre de long a été érigée pour séparer les "pro-impeachment" et les "anti-putsch" qui suivront le vote des députés sur des écrans géants. La police, en état d'alerte dans tout le pays, craint des affrontements.

De grandes manifestations de chaque camp sont prévues dimanche à Rio de Janeiro, le long de la célèbre plage de Copacabana, à des horaires différents. À Sao Paulo, poumon industriel du Brésil et fief de l'opposition, les autorités prévoient une affluence d'un million de manifestants.

Avec AFP

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