Accéder au contenu principal

Le préfet rappelle les organisateurs de Nuit debout à leur responsabilité après des violences

Une banque de la place de la République vandalisée après des violences en marge de la manifestation Nuit debout à Paris, le 16 avril 2016.
Une banque de la place de la République vandalisée après des violences en marge de la manifestation Nuit debout à Paris, le 16 avril 2016. Miguel Medina, AFP

Dans la nuit de vendredi à samedi, 21 personnes ont été interpellées pour violences en marge du mouvement Nuit debout à Paris, sur la place de la République. Le préfet de police a rappelé les organisateurs à leur responsabilité.

Publicité

Le préfet de police de Paris Michel Cadot a rappelé samedi 16 avril les organisateurs de Nuit debout à leur responsabilité, afin d'éviter les violences qui se produisent depuis quelques jours, tard dans la nuit, en marge du mouvement.

"Je souhaite à nouveau rappeler les responsables de ces rassemblements à leur responsabilité et leur demander de veiller à ce que l'horaire sur lequel ils se sont engagés, qui est de 1 h du matin, soit appliqué, qu'ils le fassent respecter et qu'ils demandent [ensuite] aux participants de se disperser", a déclaré le préfet de police lors d'une conférence de presse.

Nuit debout "pas suffisamment organisé et contrôlé"

Dans la nuit de vendredi à samedi, 21 personnes ont été interpellées à l'occasion de violences contre les forces de l'ordre et de dégradations en marge de la Nuit debout qui se tient place de la République à Paris. Ces derniers jours, des incidents "qui ne peuvent être acceptés" se sont produits à "répétition", suivant un "scenario" restant "toujours le même", a expliqué Michel Cadot.

Alors qu'en début de soirée, chaque participant exprime "sa façon de vivre sa citoyenneté", "le temps passant les personnes présentes se retirent", laissant la place à "de petits groupes violents" qui "cherchent soit à partir en cortège, soit à attaquer les forces de l'ordre et à dégrader les vitrines ou les commerces, les établissements bancaires du voisinage notamment", a détaillé le préfet de police.

"Je suis donc conduit à constater que le rassemblement Nuit debout permet finalement, parce qu'il n'est pas suffisamment organisé et contrôlé, des débordements en fin de nuit", a-t-il observé.

Pas d'interdiction du rassemblement

Les manifestations des organisations de jeunesse contre le projet de loi Travail ont donné lieu depuis début mars à plusieurs débordements qui, avec ceux en marge de Nuit debout, ont conduit à 412 interpellations, dont 193 gardes à vue, selon le préfet.

Quelque 80 policiers et gendarmes ont par ailleurs été blessés dans "la gestion de ces événements" à Paris et dans les départements de la petite couronne.

"Nous souhaitons préserver la liberté de rassemblement sur ce lieu particulier, emblématique qu'est la place de la République, mais nous ne pouvons tolérer davantage (...) la prolongation d'incidents, de dégradations, de cortèges qui partent sur la voie publique sans autorisation au milieu de la nuit", a insisté le préfet Cadot, qui s'est refusé à évoquer une éventuelle interdiction du mouvement.

Avec AFP
 

NewsletterNe manquez rien de l'actualité internationale

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.