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Un soldat israélien inculpé d'homicide pour avoir abattu un Palestinien neutralisé

L'assaillant palestinien a été abattu d'une balle dans la tête, le 24 mars à Hébron.
L'assaillant palestinien a été abattu d'une balle dans la tête, le 24 mars à Hébron. Hazem Bader, AFP

Un jeune soldat israélien accusé d'avoir achevé un assaillant palestinien d'une balle dans la tête, en Cisjordanie, au mois de mars, a été inculpé lundi d'homicide. Cette affaire a profondément divisé l'opinion publique israélienne.

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Un jeune soldat franco-israélien accusé d'avoir achevé un assaillant palestinien en Cisjordanie occupée a été inculpé, lundi 18 avril, pour homicide par la justice militaire, a-t-on appris de source militaire.

Le soldat de 19 ans, dont l'identité n'a pas été dévoilée et qui a comparu devant le tribunal militaire de Jaffa, a été inculpé pour avoir enfreint, le 24 mars, à Hébron, les consignes de tirs en ouvrant le feu "sans justification opérationnelle alors que le terroriste était blessé à terre et ne présentait aucun danger", indique l'acte d'accusation, auquel l'AFP a eu accès.

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Le militaire a tiré une balle dans la tête de la victime, âgée de 21 ans, qui était allongée au sol. Ce dernier avait été blessé après avoir agressé au couteau des soldats israéliens. Le Palestinien, apparemment agonisant, ne semblait plus représenter le moindre danger pour les soldats et les infirmiers alentour. Les faits ont été documentés par une vidéo qui s'est propagée sur les réseaux sociaux.

Ses avocats ont argué que leur client redoutait que le Palestinien dissimule une bombe sous ses vêtements.

Une peine maximale de 20 ans de prison

Initialement détenu pour meurtre, le soldat a donc été accusé d'homicide, une charge moins lourde qui exclut notamment toute préméditation mais qui le rend passible d'une peine maximale de vingt ans de prison.

Cette affaire a suscité un débat enflammé parmi les Israéliens. Alors que certains ont dénoncé l’usage excessif de la force par l’armée, d’autres ont invoqué les attaques palestiniennes quasiment quotidiennes.

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Au sein même du monde politique, l’affaire a aussi provoqué des tensions. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, et le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, ont rapidement désapprouvé l'acte du soldat. Mais le ministre de l'Éducation, Naftali Bennett, chef de file d'un parti nationaliste religieux défendant la colonisation, a très vite attaqué le chef du gouvernement en criant au jugement prématuré.

Avec AFP et Reuters

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