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Raid, GIGN, BRI : Cazeneuve dévoile son nouveau plan d’intervention anti-terroriste

Les membres du GIGN (gendarmerie) et du Raid (police) uniront désormais leurs forces.
Les membres du GIGN (gendarmerie) et du Raid (police) uniront désormais leurs forces. Thomas Samson, AFP

Pour lutter plus efficacement contre les attaques terroristes, le ministre de l’Interieur, Bernard Cazeneuve, a détaillé mardi son nouveau "plan d’intervention" en cas de tuerie de masse. Police et gendarmerie travailleront désormais ensemble.

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Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dévoilé, mardi 19 avril, le "schéma d'intervention" censé mettre les unités d'élite (BRI, GIGN, Raid) en ordre de bataille en cas d'attentat de masse, à l'instar de ceux du 13-Novembre. "L'heure n'est pas à la concurrence des forces, mais a l'unité", a-t-il martelé sous le soleil, en faisant référence aux rivalités existantes entre les différentes forces d'intervention françaises.

"Face à des ennemis déterminés à nous frapper en provoquant le plus de dommages possibles, sans volonté de négocier et dont la propre mort fait partie de la philosophie, de la stratégie, nous avons besoin de forces performantes [...] qui travaillent les unes avec les autres et qui poursuivent les mêmes objectifs", a-t-il affirmé.

"Les forces françaises avaient besoin de se réorganiser"

Nouvelles antennes de GIGN et BRI

Concrètement, ce nouveau plan passe par un renforcement de moyens : quatre nouvelles antennes régionales du groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) verront le jour à Nantes, Tours, Reims et Mayotte, s'ajoutant à celles qui existent à Dijon, Orange et Toulouse. Trois nouvelles antennes du Raid s’ouvriront à Montpellier, Nancy et Toulouse en plus de celles de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg. La Brigade de recherche et d'intervention (BRI) composée actuellement de plus de cent hommes, verra ses effectifs doubler.

Gendarmerie et police collaboreront main dans la main en cas "d'urgence absolue" sans préoccupation pour les divisions territoriales traditionnelles qui attribuent les zones rurales au GIGN (gendarmes), les zones urbaines au Raid (police), et Paris aux Brigades de recherche et d'intervention (BRI).

"Un seul et unique chef des forces d'intervention"

Selon Beauvau, "l'ensemble des agglomérations et territoires les plus sensibles sera ainsi couvert à bref délai"."Un seul et unique chef des forces d'intervention sera à la manœuvre sur les lieux d'un attentat", a également annoncé le ministre.

La mise en place de ce schéma présenté comme inédit se double d'un protocole et de procédures. Il prendra en compte les "capacités rares", c'est-à dire spécifiques, de chaque unité d'élite. Selon l'Intérieur, les uns maîtrisent par exemple mieux un certain type d'explosifs, les autres sont spécialisés dans le parachutisme ou le médical : chaque compétence sera exploitée et mise en "complémentarité" en fonction de la situation.

Premier acte, sur le terrain, mardi soir : BRI, Raid et GIGN se livrent à un exercice commun d'attaque terroriste multisites à la gare Montparnasse à Paris. Caméras et photographes ont été exceptionnellement conviés.

Avec AFP et Reuters

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