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Najim Laachraoui, geôlier en Syrie avant d’être kamikaze à Bruxelles

Najim Laachraoui a participé aux attentats de Bruxelles commis le 22 mars 2016.
Najim Laachraoui a participé aux attentats de Bruxelles commis le 22 mars 2016. Archives, AFP

L’un des kamikazes de Bruxelles, Najim Laachraoui, a été reconnu par certains des ex-otages français en Syrie comme l’un de leurs geôliers, révèle Le Parisien. Le jihadiste de 24 ans se faisait alors appeler Abou Idriss.

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Najim Laachraoui était l’un des kamikazes des attentats de Bruxelles, mais plusieurs mois avant de se faire sauter dans le hall de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem le 22 mars dernier, il avait joué le rôle de geôlier pour l’organisation État islamique (EI) en Syrie, révèle vendredi 22 avril Le Parisien.

Le jihadiste de 24 ans a été reconnu par certains des ex-otages français, détenus par le groupe jihadiste entre juin 2013 et avril 2014. À cette époque il se faisait appeler Abou Idriss. Si deux seulement des quatre journalistes l’ont identifié, tous se souviennent de ce nom. C’est également sous le patronyme d’Abou Idriss qu'un hommage a été rendu au kamikaze par l’EI dans son magazine en ligne Dabiq, à la suite des attentats de Bruxelles.

Le Parisien dévoile qu’Abou Idriss "et son ami Mehdi Nemmouche", le tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, auraient été affectés à la surveillance des quatre Français et de l’Américain James Foley en juin 2013. "Abou Idriss se montre moins brutal que son comparse. Lui ne cogne pas les Occidentaux, même s'il se rattrape sur les Syriens, parfois torturés de l'aurore au coucher du soleil", détaille le quotidien, rapportant les témoignages des ex-otages.

Selon le parquet belge, Najim Laachraoui avait rejoint l’EI en Syrie en février 2013. Il est décrit comme un ancien "bon élève, sans problème disciplinaire", en électromécanique.

Au fil des mois, le Belge aurait fait ses preuves auprès de ses supérieurs. Le Parisien affirme ainsi qu’"au début du mois de janvier 2014, le groupe [d’otages] remarque la métamorphose d'Abou Idriss, aux faux airs de 'sculpture grecque', qui parade en grand uniforme de combattant". À ce moment, le jihadiste a gagné la confiance de l’émir de son groupe. "Lorsque le 19 janvier, il faut déménager en urgence à cause d'une offensive de l'Armée syrienne libre, Laachraoui veille donc personnellement au transfert des Occidentaux, trésor de guerre de Daech", ajoute Le Parisien.

Artificier des attentats du 13 novembre

Les renseignements avaient perdu la trace du jihadiste entre son départ en Syrie et le 9 septembre 2015, deux mois avant les attentats de Paris, lorsqu’il est contrôlé à la frontière austro-hongroise, notamment avec Salah Abdeslam, suspect-clé de ces attentats arrêté le 18 mars à Bruxelles.

Les enquêteurs le soupçonnent depuis d'avoir été l'artificier, voire l'un des coordinateurs des attaques du 13 novembre qui ont fait 130 morts et d'avoir été en liaison téléphonique avec certains des kamikazes.

Selon une hypothèse des enquêteurs, il a été l'un des destinataires d'un SMS envoyé par les assaillants du Bataclan juste avant d'entrer dans la salle de concert : "On est parti, on commence."

Si sa participation à la détention des otages français est confirmée, il s’agirait du troisième individu reconnu par les ex-otages et ayant par la suite participé à une action terroriste en Europe après Mehdi Nemmouche, tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, qui avait fait quatre morts en mai 2014, et Salim Benghalem, un proche des frères Kouachi, co-auteur des attentats de janvier 2015 en France.

Avec AFP
 

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