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Soudan du Sud : Riek Machar et Salva Kiir n’ont plus que 24 h pour s’entendre

Une affiche vante la réconciliation entre le président Salava Kiir et le vice-président Riek Machar dans les rues de Juba, la capitale du Soudan du Sud, le 14 avril 2016.
Une affiche vante la réconciliation entre le président Salava Kiir et le vice-président Riek Machar dans les rues de Juba, la capitale du Soudan du Sud, le 14 avril 2016. Albert Gonzalez farran, cds, AFP

Le président sud-soudanais Salva Kiir et le chef de la rébellion Riek Machar n’ont plus que quelques heures pour conclure un accord sur le retour de ce dernier au poste de vice-président à Juba et sur la formation d’un gouvernement de transition.

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Le camp du président du Soudan du Sud Salva Kiir et celui de son rival, le chef de la rébellion Riek Machar, doivent trouver avant samedi 23 avril un accord permettant un retour de ce dernier dans la capitale en vue d'y prendre ses fonctions de vice-président.

"S'il n'y a pas d'accord d'ici à ce jour [samedi, NDLR], il faut que j'en réfère aux chefs d'État de l'Igad (Autorité intergouvernementale sur le développement, une organisation d'États de la région), au Conseil de sécurité de l'Union africaine et au Conseil de sécurité des Nations unies", a déclaré jeudi Festus Mogae, qui préside la Commission de surveillance et d'évaluation (JMEC) de l'accord de paix signé le 26 août 2015. Selon lui, l’incapacité à parvenir à un accord serait "un échec total".

Le retour de Riek Machar, actuellement en Éthiopie, à Juba est considéré par la communauté internationale comme une condition sine qua non au règlement d'un conflit armé qui a débuté en décembre 2013 et qui a fait des dizaines de milliers de morts (le bilan exact est inconnu) ainsi que plus de 2,3 millions de déplacés.

Négociations de dernière minute

La date du retour du vice-président était fixée au lundi 18 avril mais n’a cessé d’être repoussée. Ce retard pourrait s’expliquer, selon l'AFP, par des négociations de dernière minute entre la rébellion et le gouvernement sur le nombre de soldats rebelles autorisés à rentrer dans la capitale avec Riek Machar et sur leur armement.

Après avoir été démis de ses fonctions en juillet 2013, le chef de la rébellion a été réinstallé à son poste de vice-président par Salva Kiir en février dernier. Les deux hommes doivent maintenant s’entendre afin de former un gouvernement de transition et de permettre un retour à la paix après plus de deux ans de guerre civile.

Avec AFP

 

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