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L'État français va renflouer EDF à hauteur de 3 milliards d'euros

 L’État français détient près de 85 % d'EDF.
L’État français détient près de 85 % d'EDF. AFP

L'État français souscrira à hauteur de trois milliards d'euros à l'augmentation de capital d'EDF, a annoncé Bercy, vendredi. L'électricien a par ailleurs reporté sa décision sur son investissement dans le projet nucléaire d'Hinkley Point.

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Après Areva fin janvier, c'est maintenant EDF qui bénéficiera d’un coup de pouce de l’État français. Désireux de renforcer sa structure financière, le groupe a annoncé, vendredi 22 avril, une augmentation de capital de 4 milliards d'euros à laquelle l’État, qui détient près de 85 % de l’électricien public, participera à hauteur de 3 milliards d’euros.

"L'État réaffirme ainsi sa confiance dans la direction de l'entreprise et l'ensemble de ses salariés pour assurer la réussite d'EDF dans le cadre d'un dialogue social de qualité", ont affirmé les ministres français de l’Économie et des Finances dans un communiqué.

De son côté, EDF a également précisé qu'il comptait céder pour environ 10 milliards d'euros d'actifs à l'horizon 2020, pour améliorer sa solidité financière dans un contexte de chute des prix de l'électricité. Cela passera notamment par une ouverture du capital de sa filiale RTE, le gestionnaire du réseau électrique français, qui sera préparée d'ici l'été avec pour objectif de mettre l'opération en œuvre avant la fin de l'année.

>> À voir dans le Journal de l'Éco : "EDF, un géant sous tension"

Le groupe compte en outre ramener ses investissements à 10,5 milliards d'euros en 2018, soit un recul de près de 2 milliards par rapport à 2015. Mais en intégrant ses activités régulées, EDF devrait investir entre 12,5 et 13,5 milliards d'euros par an au cours des trois prochaines années.

Report du projet d'EPR au Royaume-Uni

Ces décisions ont été annoncées à l'issue d'un conseil d'administration qui a reporté la décision de mener à bien un investissement de 23 milliards d'euros dans le projet de réacteur nucléaire EPR britannique d'Hinkley Point, a-t-on appris de sources proches du dossier. Selon une source gouvernementale, la décision pourrait n'intervenir qu'à la rentrée et les autorités britanniques ont été prévenues.

Ce report fait suite à la décision du PDG, Jean-Bernard Lévy, de consulter son comité central d'entreprise (CCE) sur ce projet controversé afin de répondre à une exigence des élus qui menaçaient de saisir la justice.

Toujours pour conforter sa situation financière, EDF renforcera son programme d'économies à hauteur d'au moins 1 milliard d'euros en 2019 par rapport à 2015, après avoir déjà réduit ses coûts d'environ 300 millions l'an passé.

>> À lire sur France 24 : "Hinkley Point, un nouveau bourbier nucléaire pour EDF ?"

Le groupe a également fait part de son intention de proposer une option de versement des dividendes en action pour les exercices 2016 et 2017, ce que l'État a accepté, selon un communiqué des ministères de l'Économie et des Finances.

Pour financer l'augmentation de capital prévue d'ici la clôture des comptes 2016 d'EDF, l'État utilisera notamment les recettes attendues des ouvertures de capital des aéroports de Nice et de Lyon et de possibles nouvelles baisses de participations dans des groupes dont il est actionnaire, a précisé la source gouvernementale.

Ces mesures font partie d'un plan à moyen terme qui sera présenté au conseil d'administration d'EDF en décembre.

Avec AFP et Reuters

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