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Angela Merkel visite un camp de réfugiés syriens en Turquie

Angela Merkel a rencontré des enfants syriens dans le camp de "Nizip 2", situé en Turquie, le 23 avril 2016.
Angela Merkel a rencontré des enfants syriens dans le camp de "Nizip 2", situé en Turquie, le 23 avril 2016. AFP

Dans un contexte de tension entre Berlin et Ankara, la chancelière allemande, Angela Merkel, a visité, samedi, un camp de réfugiés syriens, situé dans la province turque de Gaziantep, en compagnie du Premier ministre, Ahmet Davutoglu.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est rendue samedi 23 avril dans la province de Gaziantep, dans le sud-est de la Turquie, accompagnée du président du Conseil européen, Donald Tusk, et du commissaire européen, Frans Timmermans, afin d'aplanir les tensions apparues dans la gestion de la crise des migrants entre Berlin et Ankara.

Accueillis par le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, ils ont visité, sous d'importantes mesures de sécurité, un camp de réfugiés situé à Nizip, une petite ville proche de la frontière syrienne. Ouvert en 2013, le camp de "Nizip 2" accueille dans des préfabriqués près de 5 000 réfugiés syriens, dont 1 900 enfants, selon les chiffres du gouvernement turc.

À son arrivée, des jeunes syriennes vêtues en blanc ont offert un bouquet de fleurs à la chancelière, entourée de plusieurs dizaines de gardes du corps. Une banderole accrochée au-dessus de la porte grillagée du camp proclamait : "Bienvenue en Turquie, le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde". Des dizaines d'enfants étaient agglutinés derrière le grillage.

Près de 180 millions d’euros investis en Turquie

Au terme de cette visite, les dirigeants européens et le Premier ministre turc ont inauguré, sous les applaudissements, un centre de protection abritant des enfants syriens, construit avec des fonds européens. Cette visite "sert à montrer comment la Turquie et l'UE mettent en commun leurs forces pour affronter la crise des réfugiés syriens", a affirmé la Commission européenne, indiquant qu'elle avait à ce jour dépensé 77 millions d'euros dans divers projets en Turquie, auxquels s'ajouteront bientôt 110 millions d'euros.

Ce déplacement intervient trois semaines après le renvoi en Turquie des premiers migrants de Grèce dans le cadre d'un accord controversé conclu le 18 mars entre Bruxelles et Ankara visant à dissuader les passages clandestins en Europe.

Davutoglu insiste sur l'exemption de visa pour les Turcs

La Turquie s'est engagée à accepter le retour sur son sol de tous les migrants entrés illégalement en Grèce depuis le 20 mars. Le plan prévoit en outre que pour chaque réfugié syrien renvoyé en Turquie, un autre sera "réinstallé" dans un pays européen, dans la limite de 72 000 places.

En contrepartie, les Européens ont accepté de fournir jusqu'à six milliards d'euros, de relancer les discussions sur l'intégration de la Turquie à l'UE et d'accélérer le processus de libéralisation des visas pour les Turcs. L'exemption de visa est une question "vitale" pour la Turquie a d’ailleurs rappelé Ahmet Davutoglu devant ses invités européens samedi. Le Premier ministre turc s'est dit "confiant" dans le fait que l'UE fera le nécessaire à ce sujet. Bruxelles doit se prononcer sur la levée des visas pour les Turcs début mai.

Tensions entre Berlin et Ankara

Cette visite de la chancelière allemande intervient dans un contexte de tension entre Berlin et Ankara après la plainte déposée en Allemagne par Recep Tayyip Erdogan contre un humoriste qui, lors d'une émission de télévision, avait notamment taxé le président turc de zoophilie.

Cette question devrait être abordée lors de la rencontre avec Ahmet Davutoglu, mais un responsable turc a indiqué que l'entrevue sera principalement consacrée aux relations entre l'Union européenne et la Turquie, et à l'application de l'accord conclu le 18 mars pour limiter l'afflux de migrants vers l'UE.

Avec AFP et Reuters

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