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Un otage canadien assassiné par les jihadistes d'Abou Sayyaf aux Philippines

John Ridsdel, un Canadien de 68 ans enlevé en septembre le groupe jihadiste Abu Sayyaf, a été exécuté par ses ravisseurs le 25 avril 2016.
John Ridsdel, un Canadien de 68 ans enlevé en septembre le groupe jihadiste Abu Sayyaf, a été exécuté par ses ravisseurs le 25 avril 2016. HO, East Mincom, AFP

Otage depuis septembre, le Canadien John Ridsdel a été tué par ses ravisseurs, le groupe jihadiste philippin Abu Sayyaf, lié à l'organisation État islamique. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a fait part, lundi, de son indignation.

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Le Canadien John Ridsdel, enlevé en septembre aux Philippines, a été assassiné par le groupe islamiste philippin Abu Sayyaf, lié à l’organisation État islamique (EI), a annoncé lundi 25 avril le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, en se déclarant "outré".

"La responsabilité de ce meurtre commis de sang froid revient entièrement au groupe terroriste, qui a pris la victime en otage, a-t-il déclaré lors d'une brève déclaration télévisée. Le Canada condamne sans réserve la brutalité" des ravisseurs du groupe Abu Sayyaf, a ajouté le chef du gouvernement.

Un autre Canadien, Robert Hall, enlevé avec John Ridsdel le 21 septembre 2015 en compagnie de sa conjointe philippine dans la marina d'un complexe hôtelier, est toujours détenu et des "efforts" pour sa libération sont "en cours", a précisé Justin Trudeau.

Les jihadistes exigeaient une rançon

Plus tôt dans la journée, l'armée philippine a rapporté qu'une tête tranchée avait été retrouvée par des habitants sur l'île de Jolo (1 000 km au sud de Manille), quelques heures après l'expiration d'un ultimatum fixé par Abu Sayyaf, qui avait menacé d'exécuter l'un de ses otages. Il n'a pas été confirmé pour l'instant si la tête retrouvée était celle d'une des quatre personnes pour laquelle le groupe islamiste avait réclamé une rançon.

En mars, Robert Hall et John Ridsdel étaient apparus émaciés sur une vidéo diffusée par le groupe jihadiste, aux côtés d'un Norvégien, Kjartan Sekkingstad, enlevé en même temps qu'eux. Ils déclaraient qu'ils seraient exécutés si une rançon de plusieurs millions d'euros n'était pas versée. Dans une vidéo précédente, les ravisseurs exigeaient un milliard de pesos, soit 20 millions d'euros pour chacun des trois otages étrangers.

Les jihadistes d'Abu Sayyaf, d'abord affiliés à Al-Qaïda, ont prêté allégeance en juillet 2014 à l'EI, qui contrôle des pans de territoire en Irak et en Syrie. Le groupe islamiste philippin s’est même revendiqué "chef d’antenne de la franchise philippine" de l'EI et le dirigeant d'Abu Sayyaf s’est d'ailleurs renommé lui-même "Abdullah el-Filipini", a expliqué Cyril Payen, le correspondant de France 24 à Bangkok.

"La situation se dégrade de jour en jour dans cette région du grand Sud musulman philippin" a indiqué le journaliste qui a observé une "nette percée des franchises locales qui se prénomment de l’EI". Durant des affrontements récents avec l'armée philippine, les autorités se sont rendues compte que l'un des jihadistes d'Abu Sayyaf qui avait été tué, était un ressortissant marocain. Il a certainement été appelé là pour "prêter main forte au groupe", a expliqué Cyril Payen, qui y voit le signe d'une internationalisation du "jihad dans cette partie du monde".

Avec AFP et Reuters

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