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Réconciliation au Soudan du Sud : l’ex-chef rebelle Riek Machar a prêté serment

Après avoir été investi comme vice-président du Soudan du Sud, Riek Machar (à gauche), a écouté l'hymne national aux côtés de l'actuel président Salva Kiir à Juba, le 26 avril 2016.
Après avoir été investi comme vice-président du Soudan du Sud, Riek Machar (à gauche), a écouté l'hymne national aux côtés de l'actuel président Salva Kiir à Juba, le 26 avril 2016. Albert Gonzalez Farran, AFP

Riek Machar, ex-chef rebelle, est rentré dans la capitale du Soudan du Sud mardi, après plusieurs semaines de tergiversations, où il a prêté serment en tant que vice-président. Un retour que l'ONU espère être le signe d'une "réelle transition".

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L'ex-chef rebelle sud-soudanais Riek Machar est arrivé, mardi 26 avril, à Juba, capitale du Soudan du Sud, où il a prêté serment en tant que vice-président en vertu de l'accord de paix signé en août 2015, qui prévoit un gouvernement de transition. Peu après la cérémonie, l'ONU a déclaré espérer que la transition "commencera véritablement" dans ce pays déchiré par plus de deux ans guerre civile.

Vêtu d'une chemise colorée, Riek Machar a été accueilli à sa descente d'avion par des ministres et des diplomates. "Nous devons rassembler notre peuple pour qu'il puisse s'unir et guérir de ses blessures", a-t-il déclaré devant la presse depuis l'aéroport de Juba.

Riek Machar avait déjà occupé le poste de vice-président entre juillet 2011 - date de l'indépendance - et juillet 2013, quand il avait été démis de ses fonctions par le président Salva Kiir.

Un retour attendu

L’ex-chef rebelle était initialement attendu le 18 avril à Juba, mais son retour a chaque jour été repoussé, la rébellion et le gouvernement ne parvenant pas à s'accorder sur des détails comme la quantité d'armes que la garde rapprochée de Riek Machar pouvait emporter avec elle dans la capitale.

Devant l'insistance des partenaires internationaux, consternés par ces querelles, un accord a finalement été scellé. Il a débouché sur l'arrivée lundi à Juba du chef d'état-major de la rébellion, Simon Gatwech Dual, accompagné d'une centaine de soldats.

La guerre civile au Soudan du Sud a été marquée par des massacres à caractère ethnique, des viols et des tortures. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 2,3 millions de déplacés. Même si le retour de Riek Machar à Juba était considéré comme une condition sine qua non à la mise en œuvre de l'accord de paix, il sera loin de tout régler. Le feuilleton des derniers jours montre à quel point la défiance est grande entre les deux camps.

Réactions de Riek Machar et Salva Kiir

Tensions à Juba

Festus Mogae, à la tête de la Commission d'évaluation de l'accord de paix, a déjà averti que "la formation d'un nouveau gouvernement ne serait pas en soi la panacée". Le ressentiment entre Riek Machar et Salva Kiir est évident. Et l'un comme l'autre ne maîtrisent pas complètement les éléments les plus radicaux de leur propre camp. Malgré la signature de l'accord de paix, les affrontements n'ont jamais cessé. Les combats opposent aussi de nombreux groupes armés aux intérêts souvent locaux et qui ne s'estiment pas soumis aux accord écrits.

La tension est si grande à Juba, que le moindre incident pourrait enflammer la capitale. La rébellion y a récemment fait revenir 1 370 soldats et policiers armés, qui font désormais face aux 3 420 hommes du gouvernement, selon les termes de l'accord de paix. Le reste des troupes, gouvernementales et rebelles, n'est pas autorisé dans un rayon de 25 km autour de la capitale.

Avec AFP

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