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Hillary Clinton et Donald Trump veulent creuser l’écart lors d’un nouveau "Super Tuesday"

La démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump sont donnés favoris de ce nouveau "Super mardi" aux États-Unis.
La démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump sont donnés favoris de ce nouveau "Super mardi" aux États-Unis. AFP

À six semaines de la fin des primaires présidentielles, les Américains sont appelés aux urnes, mardi, dans cinq États pour un mini "Super Tuesday". Hillary Clinton, côté démocrate, et Donald Trump, côté républicain, creusent l'écart.

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Un nouveau "Super Tuesday" a lieu, mardi 26 avril, aux États-Unis, puisque cinq États votent pour les primaires présidentielles américaines. Hillary Clinton espère définitivement prendre le large chez les démocrates, alors que Donald Trump tentera d’endiguer la contre-offensive de ses poursuivants républicains.

Des millions d'Américains du Delaware, Maryland, Rhode Island, Pennsylvanie et Connecticut sont appelés à voter dans les écoles, gymnases et autres lieux réquisitionnés pour ce deuxième "super mardi", à un mois et demi de la fin des primaires. Mais à la fermeture des bureaux de vote à 20 h (minuit GMT), aucun des deux favoris ne pourra mathématiquement atteindre la majorité requise de délégués pour l'investiture de leur parti.

Le grand nombre de délégués en jeu devrait toutefois les rapprocher de leur but, surtout Hillary Clinton qui bénéficie déjà une avance quasi-insurmontable sur son rival, le sénateur Bernie Sanders. Selon les derniers sondages, elle est très bien placée dans les deux plus grands États, la Pennsylvanie et le Maryland.

Trump veut éviter une primaire "ouverte"

Chez les républicains, Donald Trump devrait s'imposer dans les cinq États. Mais pour lui, l'important n'est pas seulement de gagner les primaires restantes : il tente de s'imposer avec un très fort pourcentage pour légitimer son investiture. Il a besoin de rafler 58 % des délégués encore en jeu pour atteindre une majorité absolue. Toute la stratégie des deux autres candidats face à lui est de l'arrêter avant cette barre fatidique, afin de provoquer la tenue d’une convention d'investiture dite "ouverte", à Cleveland en juillet. Lors de cet évènement, les délégués devront alors voter, autant de fois que nécessaire, afin de dégager une majorité absolue.

Désireux de ne plus diviser les voix des républicains opposés à Donald Trump, Ted Cruz et John Kasich ont révélé dimanche un pacte de non agression dans trois États, l’Indiana, l'Oregon et le Nouveau-Mexique, qui voteront en mai et en juin. L'annonce de cette alliance a fait rugir le camp Trump, qui a dénoncé une collusion.

Hillary Clinton proche du but

Côté démocrate, Bernie Sanders, après une extraordinaire campagne qu'il avait commencée avec une notoriété quasi-nulle, a engrangé une série de victoires en mars et avril, mobilisant des centaines de milliers de personnes lors d'immenses meetings. Son message anti-système, anti-Wall Street et très à gauche a soumis Hillary Clinton à un examen plus rigoureux qu'elle ne l'imaginait en lançant sa candidature.

Jusqu’ici, l'ex-secrétaire d'État compte 1 452 délégués, contre 1 199 pour son rival, sans compter environ 500 "super délégués" (élus et responsables du parti) qui lui sont favorables, selon CNN. La majorité requise est de 2 383.

Son défi consiste désormais à rassembler le camp démocrate, comme Barack Obama avait dû le faire à l'issue des éprouvantes primaires de 2008, mais Bernie Sanders ne s'avoue pas vaincu : "Je compte faire tout ce que je peux, si je ne suis pas le candidat démocrate retenu, pour être sûr qu'un républicain ne siègera pas à la Maison Blanche, mais pour le moment, on va se battre jusqu'à la convention de Philadelphie et on va remporter autant de délégués que possible", a-t-il encore affirmé mardi matin sur ABC.

Avec AFP

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