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La Chine adopte une loi renforçant le contrôle du gouvernement sur les ONG étrangères

L'Assemblée nationale du peuple, le 9 mars 2016.
L'Assemblée nationale du peuple, le 9 mars 2016. Greg Baker, AFP

Pékin a adopté une nouvelle version d’un projet de loi imposant aux ONG étrangères d’être associées à une agence contrôlée par le gouvernement et de rendre compte de leurs activités, a annoncé, jeudi, l’agence Chine nouvelle.

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Les ONG étrangères présentes en Chine seront désormais soumises à des contrôles accrus du gouvernement en vertu de l’adoption d’une nouvelle version d’un projet de loi, a annoncé, jeudi 28 avril, l'agence officielle Chine nouvelle.

La loi a été approuvée par l'Assemblée nationale populaire (ANP) en dépit d'une levée de boucliers d'organisations caritatives et de gouvernements étrangers, qui s'inquiètent d'un contrôle policier renforcé.

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Le texte prévoit que les ONG, plus d'un millier en Chine, soient "associées" à une agence contrôlée par le gouvernement chinois et qu’elles rendent compte de leurs activités, avec obligation de rapporter toute "activité temporaire" aux autorités à l'avance.

La police pourrait par ailleurs avoir le droit d'annuler toute activité qui, selon elle, constituerait une menace pour la sécurité nationale. Les policiers seraient habilités à inviter les dirigeants d'ONG étrangères dans le pays et à parler avec eux, avait ajouté le média d'État.

Intensification de la répression de la société civile

Le texte couvre également les associations professionnelles et les institutions universitaires présentes dans le pays.

Les ONG seraient en outre interdites d'avoir des "membres" en Chine, sauf permission spéciale, et toute organisation jugée comme encourageant la "subversion du pouvoir de l'État" ou le "séparatisme" pourrait être placée sur une liste noire, leur proscrivant toute activité dans le pays, avait également indiqué Chine nouvelle.

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Pékin a intensifié ces dernières années sa répression de la société civile, dont pâtissent activistes et ONG. Certaines organisations étrangères ont été accusées par des médias d'État de menacer la sécurité nationale.

En janvier, Pékin avait arrêté puis expulsé un militant suédois des droits de l'Homme ayant formé des avocats chinois, et des membres d'organisations étrangères font état de restrictions croissantes.

Avec AFP
 

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