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La Côte d'Ivoire rend un dernier hommage à Papa Wemba

Des membres du groupe de Papa Wemba lors d'un concert en hommage au chanteur, le 27 avril 2016 à Abidjan.
Des membres du groupe de Papa Wemba lors d'un concert en hommage au chanteur, le 27 avril 2016 à Abidjan. AFP

La Côte d'Ivoire a rendu mercredi soir un dernier hommage au chanteur Papa Wemba, décédé le week-end précédent lors du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo, avant que sa dépouille ne rejoigne Kinshasa jeudi matin.

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Témoignages et chants à la gloire de l'artiste : la "Côte d'Ivoire musicale" a rendu, mercredi 27 avril, un dernier hommage à Papa Wemba, roi de la rumba congolaise décédé le week-end dernier à Abidjan, dont la dépouille devrait quitter la capitale ivoirienne vers 3 h du matin (GMT et heure locale) pour Kinshasa.

Tout de blanc vêtus, près de 5 000 mélomanes ont pris d'assaut la salle Anoumabo du palais de la culture de Treichville, en bordure de la lagune, symbole de la ville d'Abidjan.

Sur le podium était installée une chapelle ardente, entourée d'une dizaine de gerbes de fleurs surmontées par un poster géant sur lequel on pouvait lire : "La Côte d'Ivoire te pleure, viva Wemba". Le chanteur est décédé, à l'âge de 66 ans, après un malaise sur scène à Abidjan dans la nuit de samedi à dimanche.

La veuve du chanteur Marie Rose, dit "maman Amazone", est arrivée dans la salle sous des applaudissements nourris.

"L'Afrique pleure un fils, la Côte d'Ivoire pleure un frère, la RDC un père", a lancé l'animateur-vedette ivoirien, Yves Zogbo Junior, qui officiait comme maître de cérémonie.

De nombreux chanteurs se sont succédés sur scène pour chanter ou délivrer un message. "On est venu pleurer Wemba, un monument", a dit la star de la chanson ivoirienne Aïcha Koné, qui n'était pas apparue en publique à Abidjan depuis plus de cinq ans.

Papa Wemba, roi de la rumba et de la mode

Le styliste nigérien Seidnaly Sidhamed, alias Alphadi, promoteur du Festival international de la mode en Afrique (Fima), est lui arrivé précipitamment à Abidjan pour rendre hommage à son ami de "vingt ans, un créateur comme lui".

Papa Wemba était en effet surnommé le prince de la Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), mouvement dont il a été l'un des initiateurs au Zaïre dans les années 1970 et qui se caractérise par les plus grandes audaces vestimentaires.

>> À voir sur France 24 : "France 24 rend hommage à Papa Wemba, légende de la musique congolaise"

Les explications de notre correspondant à Kinshasa

L'acteur ivoirien Isaach de Bankolé se souvient avoir joué avec l'"illustre disparu" dans le film français "Black mic-mac", qui relate la vie des Africains en France. "Merci Wemba pour tout ce que tu as fait pour nous permettre de nous amuser, pour nous permettre d'aimer", a-t-il déclaré.

La légende de la chanson congolaise a été décorée à titre posthume de la plus haute distinction de Côte d'Ivoire, celle de "Commandeur de l'Ordre national".

Plus tôt, en fin de journée, le cercueil blanc du chanteur est apparu sous des applaudissements et une mélodie de l'artiste, lors d'une cérémonie. Le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, entouré de nombreux membres de son gouvernement, y a assisté.

L'ancien président ivoirien (1993-1999) Henri Konan Bédié, parrain du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua), était également présent, aux côtés de Salif Traoré, dit A'Salfo, leader de Magic System et organisateur du festival.

"Un artiste ne meurt pas. Un artiste meurt pour être encore plus grand. Papa Wemba mort, est désormais plus grand que vivant", a déclaré le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman.

Avec AFP

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