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L’ex-commandant du Costa Concordia, condamné à 16 ans de prison, jugé en appel en Italie

Le capitaine du Costa Concordia, Francesco Schettino, lors de son procès en première instance le 11 février 2015 à Grosseto, en Italie.
Le capitaine du Costa Concordia, Francesco Schettino, lors de son procès en première instance le 11 février 2015 à Grosseto, en Italie. Alberto Pizzoli, AFP

Francesco Schettino, l'ancien commandant du Costa Concordia condamné en première instance à 16 ans de prison pour le naufrage ayant fait 32 morts au large de l'Italie en janvier 2012, était jugé en appel jeudi à Florence, en Italie.

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Le procès en appel de Francesco Schettino, l'ancien commandant du Costa Concordia, s’est ouvert jeudi 28 avril à Florence, en Italie. Déjà condamné en février 2015 en première instance à 16 ans de prison pour le naufrage ayant fait 32 morts au large de l'Italie en janvier 2012, celui que les médias italiens ont surnommé "le capitaine couard" avait été laissé en liberté pour la durée de l'appel.

Une nouvelle fois seul accusé lors de cette première audience, Francesco Schettino avait indiqué qu'il ne souhaitait pas participer à ce nouveau procès, invoquant des "motifs personnels". Il a dit souhaiter éviter la même "surexposition médiatique" que lors du procès en première instance à Grossetto. "À moins que les juges n'estiment utile que je sois à nouveau entendu", a-t-il fait savoir.

>> À voir sur France 24 : "Plongée dans l'épave du Costa Concordia"

Dans la nuit du 13 au 14 janvier 2012, le Costa Concordia, un paquebot de 114 500 tonnes, avait heurté un écueil près de la côte et s'était échoué sur des rochers à quelques dizaines de mètres de l'île toscane du Giglio avec à son bord 4 229 personnes, dont 3 200 touristes.

Son épave en partie immergée a ensuite été renflouée et remorquée en juillet 2014 au port de Gênes pour y être démantelée.

Les deux avocats de l'ex-commandant, Saverio Senese et Donato Laino, ont annoncé qu’ils plaideraient "l'accident organisationnel", mettant en cause la compagnie Costa mais également les responsables du port voisin de Civitavecchia et le timonier indonésien du paquebot.

Choix "criminel" du commandant

L’un des avocats des parties civiles, Massimiliano Gabrielli, a souligné à l'AFP qu'il demanderait également un élargissement des responsabilités, "notamment au niveau de Costa Croisières".

La compagnie, qui appartient au groupe Carnival, avait été condamnée en avril 2013 à une amende d'un million d'euros au terme d'une procédure négociée qui l'a vue reconnaître une responsabilité administrative pour éviter des poursuites pénales.

Dans leurs conclusions, les juges avaient écrit que Schettino avait choisi en toute conscience de descendre dans une chaloupe de sauvetage, abandonnant à leur sort les quelque 2 000 personnes encore à bord. Devant le tribunal, l'intéressé avait expliqué avoir été poussé dans la chaloupe "par la force de gravité".

Le procureur avait aussi qualifié de "criminel" le choix du commandant d'amener son navire à "saluer" de si près l'île du Giglio, le conduisant à s'échouer sur les rochers.

L'accusation avait dénoncé le retard dans l'ordre d'évacuer et l'improvisation lors de cette évacuation.

Mais c'est surtout la décision du capitaine de quitter le navire bien avant les derniers passagers qui a choqué en Italie et à travers le monde.

Dans la nuit, un des responsables de la capitainerie du port de Livourne (Toscane), l'avait sommé de remonter à bord, en vain. L'enregistrement de leurs conversations et son ordre, "Capitaine Schettino, remontez à bord, putain !", ont fait le tour du monde.

Avec AFP

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