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Accord américano-russe pour une nouvelle trêve en Syrie, qui n'inclut pas Alep

Des hommes portent un blessé après des bombardements dans la grande ville du Nord, Alep, le 29 avril 2016.
Des hommes portent un blessé après des bombardements dans la grande ville du Nord, Alep, le 29 avril 2016. Ameer Alhalbi, AFP

Washington et Moscou ont conclu un accord sur une nouvelle trêve, portant sur deux fronts : la région de Lattaquié et la Ghouta orientale près de Damas. Mais Alep, où près de 250 personnes ont été tuées en neuf jours, n'est pas concernée.

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Vers une nouvelle trêve en Syrie. Les combats ont cessé samedi 30 avril sur deux fronts syriens, après l'entrée en vigueur d'un nouvel accord russo-américain. Le premier front concerne une zone rebelle à l'est de Damas dans la région de la Ghouta orientale. Là-bas, les combats doivent cesser pendant 24 heures. Le second front concerne Lattaquié, un fief du régime dans l'Ouest syrien. Les combats y sont suspendus pendant 72 heures.

Cette nouvelle trêve n'inclut cependant pas Alep, divisée depuis 2012 entre secteurs rebelles et gouvernementaux. Michael Ratney, l'émissaire spécial américain pour la Syrie, a confirmé que la ville, pourtant en proie à des combats violents depuis plusieurs jours, n’était pas concernée. Selon une source de sécurité syrienne, les Américains avaient demandé qu’Alep soit incluse dans l'accord, "mais les Russes ont refusé".

Là-bas, la situation est devenue catastrophique : alors qu'au moins vingt bombardements ont encore été menés samedi par des avions pro-régime, ceux-ci ont causé la mort de près de 250 civils lors des neuf derniers jours. Une première trêve entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles avait déjà été décrétée le 27 février à l’initiative des États-Unis et de la Russie mais elle a volé en éclats, notamment à Alep.

"Actes épouvantables"

L'aviation du régime a par ailleurs frappé dans la nuit de mercredi à jeudi une clinique dans la partie rebelle d'Alep, tuant des dizaines de personnes. "Il ne peut y avoir aucune justification à ces actes épouvantables de violence visant délibérément des hôpitaux et des cliniques. Des gens continuent à mourir dans ces attaques. Il n'y a désormais plus de lieux sûrs à Alep. Même dans les hôpitaux", a alerté Marianne Gasser, à la tête du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Syrie.

Du côté de l'opposition syrienne, le Haut comité pour les négociations (HCN), l'instance chargée de représenter les principaux groupes de l'opposition aux négociations de paix avec le régime à Genève, a dénoncé dans une lettre à Ban Ki-moon "des attaques aveugles contre les civils" à Alep.

"Ce n'est pas le moment de parler de processus politique après les massacres horribles et les violations systématiques de la trêve", a écrit sur Twitter Riad Hijab, coordinateur du HCN.

Photo montage largement diffusée sur Facebook depuis le 24 avril.
Photo montage largement diffusée sur Facebook depuis le 24 avril.

Avec AFP

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