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Corée du Nord : un Américano-Coréen condamné aux travaux forcés pour espionnage

L'Américano-Coréen Kim Dong-chul, le 25 mars 2016, lors d'une conférence de presse durant laquelle sa confession avait été orchestrée.
L'Américano-Coréen Kim Dong-chul, le 25 mars 2016, lors d'une conférence de presse durant laquelle sa confession avait été orchestrée. KCNA / KCNA VIA KNS / AFP

La Corée du Nord a condamné un homme américano-coréen à 10 ans de travaux forcés pour subversion et espionnage, a rapporté vendredi l'agence de presse Chine nouvelle.

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La Cour suprême de Corée du Nord a condamné pour subversion et espionnage Kim Dong-chul, un Américain d'origine coréenne de 62 ans, à dix ans de travaux forcés, rapporte, vendredi 29 avril, l'agence Chine nouvelle.

Cette annonce, au moment où les tensions s'aggravent sur la péninsule coréenne, intervient un mois après la condamnation à une peine encore plus lourde, 15 ans de travaux forcés, d'un étudiant américain, Otto Warmbier, qui avait reconnu avoir volé du matériel de propagande dans un hôtel de Pyongyang.

Kim Dong-chul, naturalisé américain en 1987, avait été arrêté pour espionnage en octobre. Il avait été exhibé devant les caméras il y a un mois, implorant, dans une confession orchestrée, la clémence pour avoir volé des secrets militaires.

Son arrestation avait été révélée en janvier quand il était apparu dans un entretien que CNN réalisait dans un hôtel de Pyongyang avec un pasteur canadien emprisonné. Kim Dong-chul avait alors expliqué qu'il avait vécu en Chine ces 15 dernières années et qu'il se rendait fréquemment dans la zone économique spéciale nord-coréenne de Rason. Il avait ajouté avoir espionné pour le compte "d'éléments sud-coréens conservateurs" et photographié des secrets militaires.

Des sanctions qui témoignent de la gravité des sanctions

Les médias officiels nord-coréens affirment qu'il a été arrêté à Rason au moment où il recevait une clé USB contenant des informations militaires secrètes et des données sur le programme nucléaire nord-coréen.

Les étrangers qui sont arrêtés en Corée du Nord sont souvent contraints de se prêter à des aveux publics, ce qui peut être un premier pas vers leur libération éventuelle.

Pyongyang s'est servi par le passé de la détention de ressortissants américains pour obtenir la visite de personnalités, comme l'ancien président Bill Clinton.

Certains spécialistes de la Corée du Nord estiment que la lourdeur des peines prononcées contre Otto Warmbier et Kim Dong-chul illustre la gravité des tensions sur la péninsule, où le climat n'a cessé de se détériorer depuis le quatrième essai nucléaire nord-coréen en janvier.

Avec AFP

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