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IRAK

Des milliers de manifestants anti-gouvernement envahissent la "zone verte" de Bagdad

Des partisans de l'imam Moqtada al-Sadr manifestent, mardi 26 avril 2016, devant la zone verte de Bagdad.
Des partisans de l'imam Moqtada al-Sadr manifestent, mardi 26 avril 2016, devant la zone verte de Bagdad. Haidar Mohammed Ali, AFP
4 mn

La capitale irakienne est sous haute sécurité, depuis samedi, après que des milliers de manifestants ont envahi le Parlement à Bagdad. Ils protestent contre l'incapacité de la classe politique à s'accorder sur un nouveau gouvernement.

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La "zone verte" de Bagdad, quartier fortifié abritant les principaux lieux de pouvoir, a été envahie par des centaines de partisans de l'imam Moqtada al-Sadr, samedi 30 avril. Plusieurs d'entre eux ont pénétré dans le Parlement pour protester contre l'incapacité de la classe politique à s'accorder sur un nouveau gouvernement en Irak.

Criant, chantant et brandissant des drapeaux irakiens, les protestataires ont occupé pendant plusieurs heures samedi après-midi le Parlement situé dans le quartier ultra-sécurisé de Bagdad où se trouvent les principales institutions de l'État. Les forces de sécurité irakiennes ont tiré en l'air et fait usage de gaz lacrymogènes pour tenter de dissuader une partie des militants de rejoindre la zone, d'après des sources policières et membre de l'entourage de Sadr.

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Certains des partisans de l'influent chef chiite Moqtada Sadr ont saccagé du mobilier, a constaté un journaliste de l'AFP. "C'est nous qui dirigeons ce pays à présent ! Le temps de la corruption est révolu", a lancé un manifestant.

>> À lire sur France 24 : "L'État irakien n'a jamais été aussi près d'imploser"

Le Premier ministre dément les rumeurs de fuite

Les manifestants, d'abord rassemblés à l'extérieur de la "zone verte" ont franchi un pont sur le Tigre aux cris de "Les lâches fuient", par allusion aux députés quittant le Parlement, ont constaté des journalistes de Reuters sur place.

Ils ont ensuite pénétré dans la zone fortifiée en agitant des drapeaux irakiens et en affirmant le caractère pacifique de leur mouvement. Certains ont grimpé sur les barrières de béton protégeant le quartier hautement sécurisé du centre de la capitale irakienne.

Quelques manifestants ont placé des barbelés sur une route menant à l'une des sorties du quartier, empêchant certains parlementaires de s'enfuir. Plusieurs véhicules ont été pris pour cible et endommagés.

La chaîne de télévision Charkiya TV a montré le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, marchant dans la zone verte, entouré de dizaines de gardes du corps, afin de démentir des rumeurs de fuite.

"Les entrées de Bagdad ont été fermées"

Toutes les entrées de Bagdad ont été fermées "à titre de précaution pour maintenir la sécurité dans la capitale", a précisé un responsable des services de sécurité.

Un porte-parole des Nations unies et des diplomates occidentaux installés dans la zone verte ont déclaré que leurs enceintes avaient été barricadées. Un représentant de l'ambassade des États-Unis a démenti toute évacuation de la mission.

Les manifestants ont occupé les lieux pendant six heures avant de commencer dans la soirée à quitter le bâtiment abritant le Parlement, à l'appel de membres de la milice de Moqtada Sadr, a constaté un photographe de l'AFP.

Les sadristes multiplient les initiatives depuis des semaines pour obtenir la constitution par le Premier ministre Haïdar al-Abadi d'un nouveau cabinet de techniciens chargé de lutter contre la corruption. Ils étaient déjà des dizaines de milliers mardi dans les rues de Bagdad pour exiger des parlementaires un vote en faveur d'un remaniement.

Avec Reuters et AFP

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