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Le gouvernement d'union en Libye forme un commandement des opérations militaires contre l’EI

Un combattant libyen d’une patrouille gouvernementale, dans les environs de Benghazi.
Un combattant libyen d’une patrouille gouvernementale, dans les environs de Benghazi. Abdullah Doma, AFP

Au lendemain de nouvelles attaques meurtrières perpétrées par l'organisation État islamique dans la région de Misrata, le gouvernement d'union en Libye a formé vendredi un commandement des opérations militaires pour lutter contre l'EI.

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Le gouvernement d'union en Libye organise la riposte face à l’organisation État islamique (EI). Il a en effet annoncé avoir formé vendredi 6 mars un commandement des opérations militaires contre l’EI, interdisant à tous les groupes armés du pays d'agir sans avoir obtenu son feu vert.

>> À (re)lire sur France 24 : "En Libye, les Européens en quête d’un allié légitime pour lutter contre l’EI"

Le commandement des opérations militaires sera présidé par le général Bachir Mohamad al-Qadi, a annoncé le gouvernement d'union. Il est composé de six membres - deux généraux et quatre colonels - et placé sous "l'autorité directe du Commandant suprême de l'armée libyenne".

La formation de ce commandement intervient alors que l'EI a revendiqué un attentat-suicide et des attaques dans des localités proches de Misrata, une ville située à 200 km à l'est de Tripoli, qui ont fait jeudi huit morts et 105 blessés, selon l'hôpital central de Misrata.

Une "cellule gouvernementale"

Parrallèlement, le gouvernement d'union a annoncé de son côté "la formation d'une cellule spéciale des opérations militaires contre l'organisation Daech (acronyme arabe de l'EI)". La cellule a pour but de coordonner les opérations de lutte contre l'EI dans une zone s'étendant de Misrata à Syrte, fief de l'organisation jihadiste situé à 450 km à l'est de Tripoli, a précisé le gouvernement en demandant à tous les groupes armés de s'abtenir d'agir sans son feu vert, à l'exception d'opérations de légitime défense. Plusieurs groupes armés, dont certains n'ayant pas fait allégeance au nouveau gouvernement d'union, sont actifs dans cette zone.

Dans une allocution télévisée fin avril, le Premier ministre désigné du gouvernement d'union, Fayez al-Sarraj, avait insisté sur la nécessité d'une action concertée "pour anéantir Daech".

L’EI profite du chaos

La Libye a été livrée aux milices armées depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. Depuis fin mars, un gouvernement d'union nationale soutenu par l'ONU est installé à Tripoli et tente d'asseoir son autorité.

Mais dans l'est du pays, une autorité parallèle est encore en place avec des forces armées qui lui sont loyales, notamment sous le commandement du général Haftar. Le gouvernement d'union craint que ce dernier ou d'autres milices ne lancent une offensive unilatérale contre l'EI à Syrte, ce qui pourrait "entraîner le pays dans une nouvelle guerre civile".

Profitant du chaos, l'EI a établi sa base dans la ville portuaire de Syrte, à quelques centaines de kilomètres des côtes de l'Europe, et mène régulièrement des attaques pour étendre son territoire.

Jeudi, huit personnes ont été tuées et 105 blessées dans un attentat-suicide de l'EI contre un poste de contrôle à Abou Grein, un village libyen situé à l'ouest de Syrte, et dans des attaques contre les localités de Baghla et Ouadi Zamzam près d'Abou Grein. À plusieurs reprises, l'EI a pris pour cible des postes de contrôle près de Misrata. Deux attentats suicides y avaient fait respectivement quatre et un morts en avril 2016 et un autre cinq morts en mai.

Avec AFP

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