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Canada : la superficie de l'incendie près de Fort McMurray a doublé

Un policier canadien, vendredi 6 mai 2016, sur l'autoroute 63 près de Fort McMurray.
Un policier canadien, vendredi 6 mai 2016, sur l'autoroute 63 près de Fort McMurray. Cole Burston, AFP

L'incendie de Fort McMurray, dans l'Alberta au Canada, s'intensifiait toujours samedi, dévastant des milliers d'hectares de forêts supplémentaires. C'est l'équivalent de 15 fois la superficie de Paris qui est parti en fumée.

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Le violent incendie qui a provoqué l'évacuation de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la province de l'Alberta, au Canada, continuait de s'intensifier samedi 7 mai, en raison de températures élevées et d'un temps sec.

Les énormes feux, hors de tout contrôle, ont ainsi dévasté des milliers d'hectares de forêts supplémentaires dans la région de Fort McMurray, où plus de 500 pompiers appuyés par une quinzaine d'hélicoptère et 14 ravitailleurs combattent le sinistre.

En moins de 24 heures, 55 000 hectares de plus ont flambé, selon le dernier bilan du service des incendies, portant le total à 1 570 km2. Par comparaison, c'est l'équivalent de la superficie de Londres ou 15 fois celle de Paris qui a été réduit en cendres autour et dans la capitale du pétrole de l'Ouest canadien.

Les explications de notre correspondante au Canada

Quelque 88 000 personnes, soit la quasi totalité de la population de Fort McMurray, ont été évacuées par mesure de sécurité, alors que les secours ne parviennent pas à contenir le sinistre.

Les prévisions météorologiques annoncent une hausse des températures qui pourraient atteindre 28 degrés Celsius samedi, a indiqué Matthew Anderson du bureau d'information sur les incendies du gouvernement provincial.

"C'est un incendie dangereux, imprévisible et vicieux, qui se nourrit de la sécheresse extrême de la forêt boréale", a déclaré le ministre canadien de Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale.

Des centaines de véhicules abandonnés sur les bas-côtés

À 6 h locales (12 h GMT), la police a rouvert l'autoroute 63 en direction du sud afin de poursuivre la gigantesque opération d'évacuation des personnes coincées dans des "bases vie" de compagnies pétrolières, ces installations destinées à la prise en charge des salariés travaillant sur place. Elles ont servi de refuge quand l'incendie s'est déclaré en tout début de semaine et quand la route du nord était la seule issue possible.

Si 2 400 véhicules ont pu traverser Fort McMurray pour rejoindre la capitale provinciale Edmonton,  à 400 km de là, les feux pouvaient encore à tout moment couper l'autoroute. Et des kilomètres de véhicules attendaient toujours patiemment leur tour pour s'extirper, enveloppés de fumées poussées par les vents.

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Les policiers, masque sur le visage, ont formé des convois de seulement 25 véhicules – deux fois moins que la veille – tant les risques étaient élevés pour les automobilistes avant d'arriver, 30 km au sud de la ville, au barrage routier de la police et où les nuages noirs de fumée laissent la place à un beau soleil dans un ciel azur.

Tout au long de la route, des centaines de véhicules sont abandonnés sur les bas-côtés, en panne d'essence ou accidentés. Leurs occupants avaient fui plus tôt dans la semaine vers Edmonton ou Calgary avec l'avancée des feux dans les quartiers en périphérie de Fort McMurray.

Le coût de l’incendie estimé à 6 milliards d’euros

Les dégâts sont difficiles à évaluer pour l'instant, mais selon les autorités, quelque 1 600 bâtiments auraient été détruits et le coût pour les assurances pourrait dépasser les 9 milliards de dollars canadiens (soit 6 milliards d’euros).

En France, le Secours populaire français a lancé un appel à la solidarité avec les Canadiens touchés par les gigantesques incendies. Dans un communiqué, l'organisation caritative "lance un appel aux dons financiers et invite à organiser des initiatives de collectes financières pour témoigner concrètement de sa solidarité afin d'aider les enfants et les familles sinistrées".

Avec AFP et Reuters

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