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Un vote sous pression au Parlement grec avant une nouvelle réunion de l'Eurogroupe

Le premier ministre grec Alexis Tsipras serre la main du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le 17 février 2016 à Bruxelles.
Le premier ministre grec Alexis Tsipras serre la main du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le 17 février 2016 à Bruxelles. Thierry Charlier, AFP

Alors que le Parlement grec doit se prononcer sur une réforme controversée des retraites, sur fond de manifestations, le président de la Commission européenne a estimé que le pays avait "pratiquement" atteint ses objectifs.

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Le gouvernement grec d'Alexis Tsipras soumet ce dimanche 8 mai au Parlement un nouvel ensemble de réformes sur les impôts et les retraites, contestées par les syndicats, qui ont organisé une grève générale de 48 heures vendredi et samedi.

Ce vote précède une nouvelle réunion des ministres des Finances des 19 pays de la zone euro, l'Eurogroupe, qui se retrouveront lundi à Bruxelles pour discuter de la dette de la Grèce et des mesures prises par Athènes.

"Nous en sommes à l'heure actuelle à la première revue du programme (du plan d'aide à la Grèce, NDLR) et les objectifs sont pratiquement atteints", a estimé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, dans une interview à paraître dimanche dans plusieurs journaux allemands.

"Rendre la dette de la Grèce soutenable à long terme"

Les créanciers avaient fait de cette "revue", qui sert à évaluer l'avancement des réformes menées en Grèce en échange du prêt international accordé au pays à l'été 2015, un préalable à toute discussion sur la dette grecque. Lors de cette réunion, les ministres "vont également mener des premières discussions sur la manière dont on peut rendre la dette de la Grèce soutenable à long terme", a assuré Jean-Claude Juncker, tout en rappelant qu'une réduction pure et simple de la dette n'est pas à l'ordre du jour.

Les déclarations de M. Juncker vont ainsi dans le sens de celles du ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos. Celui-ci a appelé samedi ses pairs de la zone euro à approuver les réformes effectuées par son pays, et à abandonner les 3,6 milliards d'euros de mesures additionnelles réclamées par les créanciers pour valider leur évaluation.

Mais les divergences restent profondes, aggravées par les différences d'appréciation entre l'UE et le FMI sur le traitement à administrer à l'économie grecque afin de respecter l'objectif d'un excédent budgétaire primaire (avant paiement des intérêts de la dette) à 3,5 % du PIB en 2018. La Grèce a besoin d'une nouvelle tranche de prêt pour rembourser environ 5 milliards d'euros de dette, détenus par la Banque centrale européenne (BCE) et qui arrivent à échéance d'ici la mi-juillet.

De nouvelles manifestations

Du côté de la population grecque, les syndicats se sont insurgés contre le nouvel ensemble de réformes qui prévoit la réduction des retraites les plus élevées, la fusion des multiples caisses d'assurance, l'augmentation des cotisations, des taxes, et de l'imposition pour les moyens et hauts revenus.

Ils ont prévu des manifestations dimanche en fin de matinée pour célébrer le 1er mai, qui n'avait pas été fêté en Grèce dimanche dernier en raison de la Pâque orthodoxe. À l'appel du syndicat public Adedy, un rassemblement aura également lieu devant le Parlement quelques heures avant le vote.

Avec AFP et Reuters

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