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Dans la presse

"Emmanuel Macron attend des voix"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, lundi 9 mai, la menace d’un recours au 49.3 pour faire passer la loi Travail, la passion d’Emmanuel Macron pour Jeanne d’Arc, le budget de la Défense selon Nicolas Sarkozy, et la journée de l’Europe.

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A la Une de la presse française, ce matin, la reprise de l’examen du projet de loi Travail à l’Assemblée.
 
Avec 5000 amendements en débat, et une majorité à gauche toujours introuvable, le gouvernement cherche à présent une porte de sortie et pourrait recourir à l’article 49.3, qui lui permettrait d’adopter son texte sans vote. Une option jugée «destructrice» pour la gauche, par Libération, qui annonce que l’exécutif a «72 heures pour éviter la rupture». Jugeant que le gouvernement «ne dispose pas de cagnotte en légitimité pour s’offrir le risque de dégainer un 49.3 sur un texte aussi important», Libé l’invite au «compromis» - «ce serait sinon prendre acte d’une fracture définitive entre (au minimum) deux gauches à un an de (la) présidentielle». D’aprèsl’Opinion, une «bonne partie» des élus socialistes, qui redoutent «qu’à la pagaille dans la rue succède la zizanie dans l’Hémicycle», souhaite toutefois «en terminer avec ce débat» et «rêve(rait)» d’un recours au 49.3.
 
L’article 49.3 auquel le gouvernement a déjà eu recours pour imposer la loi Macron. Son auteur, Emmanuel Macron, s’est livré hier à exercice assez inhabituel, à la fois pour la gauche, et pour un ministre de l’Economie: un hommage à la pucelle d’Orléans, Jeanne d’Arc, célébrée pour avoir osé «fendre le système». «Une allusion à ses propres ambitions», d’après le Parisien, qui raconte sa sortie de «président d’un dimanche». Une sortie qui semble plaire au Figaro, sensible, à la «leçon d’unité, de continuité sur le passé» donnée par Emmanuel Macron, qui a aussi réfuté, hier, la notion d’« homme providentiel ». «Mais que fait-il d’autre sinon construire une aventure politique sur un élan personnel?», demande le journal. «Que fait-il d’autre sinon révéler le contraste entre son bain de foule d’Orléans et les Champs-Élysées déserts au passage de François Hollande (à l’occasion des commémorations du 8 mai)?». «Emmanuel Macron avance, sème méthodiquement les pièces de son propre puzzle», écrivent les Echos. «L’impudent casseur des codes entonn(e) sans faillir les notes d’un discours présidentiel». Un «discours présidentiel» qui laisse dubitative une partie de la presse. «Hier, à Orléans, son discours était bien davantage que celui d’un ministre (mais) il ne pourra pas longtemps jouer sur deux tableaux», estime la Croix, tandis que l’Humanité dit voir une «duperie» dans les propos d’hier: «plus les projets collectifs sont affaiblis, plus les vendeurs de nostalgie cherchent un public. L’apologie d’une France éternelle d’hier nous éloigne souvent de la République de demain». Qu’y-a-t-il réellement derrière le discours d’Emmanuel Macron? Réponse selon Willem, pour Libération: «Rien».
 
A noter également, la présentation par le gouvernement de son «nouvel arsenal contre le djihad». D’après le Parisien, Manuel Valls doit annoncer aujourd’hui 80 mesures pour lutter contre la radicalisation - une détection renforcée, des centres de déradicalisation à-travers la France, et des peines de prison alourdies, notamment. «Quel que soit l’antidote, il faudra des années mesurer sa réelle efficacité, tant le mal est profond», prévient le journal. Un jugement partagé par Nicolas Sarkozy, qui livre une interview au Figaro, où il explique qu’en raison de l’état d’urgence sécuritaire il faudra augmenter les dépenses militaires de 32 milliards d’euros durant le prochain quinquennat – l’équivalent du budget annuel actuel. Une proposition qui lui vaut ce rappel du Monde: le budget actuel de la Défense est surtout lié à la baisse décidée sous le précédent quinquennat. Celui de Nicolas Sarkozy.
 
Pour terminer, n’oubliez pas de jeter un cil au dossier que la Croix consacre aux défis européens, à l’occasion de la journée de l’Europe. C’est aujourd’hui l’anniversaire du texte fondateur de l’Europe, la déclaration historique de Robert Schuman, le 9 mai 1950, dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay, à Paris.
 
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