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Dans la presse

"Omerta"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mardi 10 mai, la démission du vice-président de l’Assemblée nationale, Denis Baupin, accusé de harcèlement sexuel par huit de ses anciennes camarades EELV. Le 49.3 qui approche à grands pas de la loi Trvail. Et la mise au ban de Michel Platini.

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A la Une de la presse française, ce matin, la démission du vice-président de l’Assemblée nationale, Denis Baupin, accusé de gestes et mots déplacés par huit élues et militantes écologistes.
 
Cette affaire révélée hier par le site Médiapart et France Inter, met au jour des faits présumés de harcèlement sexuel, des faits «choquants, scandaleux», des scènes incroyables, d’après le Parisien, qui évoque «un élu de la République poursuivant une collègue dans son bureau», et en plaquant «une autre contre le mur d’un couloir lors d’une réunion politique». Un élu qui a démissionné mais qui conteste les faits et dit se réserver la possibilité d’attaquer en diffamation les victimes présumées. «Le scandale est énorme», constate le Parisien, qui rappelle que Denis Baupin est aussi l’époux d’Emmanuelle Cosse, l’ancienne patronne d’EELV, et l’actuelle ministre du Logement. Un scandale, mais peut-être, aussi, espère le journal, une affaire qui prouve que «l’impunité des hommes de pouvoir recule». Le Parisien évoque «la fin de la loi du silence»: «transparence, justice et exemplarité sont les mots d’ordre. La parole des victimes s’est libérée». D’après le site du Monde, plusieurs membres d’EELV ont reconnu ne pas avoir été surpris ou tout au moins «n’ont pas protesté» de son innocence. «C’était très, très connu dans le parti», aurait assuré un collaborateur du groupe écologiste à l’Assemblée, tandis qu’un responsable du mouvement déclarait hier: «Oui, je savais, pas tout, pas complètement. Autour d’un bon verre de vin, tour à tour, des camarades parlaient, se confiaient, et je blêmissais, je savais que ça tomberait un jour».
 
L’Opinion évoque des faits présumés effectivement «graves» et longtemps soumis au «déni» et à «l’omerta». Selon le journal, «le malaise provoqué par ces révélations est d’autant plus prononcé que les accusations contre Denis Baupin ont de forts relents de règlements de compte internes». «Pourquoi ces accusations sortent-elles maintenant, alors que tout le monde savait, paraît-il, chez les Verts, depuis des années», s’interroge un responsable socialiste. «Ils sont en pleine période stalinienne, c’est l’épuration», va jusqu’à avancer un ancien écologiste. Celles qui portent les accusations font partie des plus durs, et derrière Baupin, Emmanuelle Cosse est visée». L’ancienne patronne des Verts savait-elle et n’a-t-elle rien dit? Au-delà de «l’affaire Baupin», ce n’est pas la première fois qu’une affaire de harcèlement sexuel présumé touche un homme politique de premier plan, rappelle Slate, qui évoque notamment l’affaire DSK en 2011. Le site parle d’une «prise de conscience» qui ne se fait que très lentement, notamment à cause de la tendance française à «relativiser» le harcèlement en le confondant avec la séduction ou ce qu’il est convenu d’appeler la «drague lourde». Plusieurs élues, militantes et responsables de tous bords lancent ce matin un appel dans Libération, pour demander la fin de l’«omerta».
 
A la Une également, le refus d’une quarantaine de députés PS de voter la loi El Khomri, dont l’examen a repris hier à l’Assemblée. Ce refus devrait obliger le gouvernement à recourir «rapidement» à l’article 49.3, pour imposer son texte, d’après le Figaro. «Le 49.3, c’est le peuple bâillonné», s’indigne l’Humanité.
 
On termine avec la suspension de Michel Platini des instances du football, pour quatre ans. L’ancien joueur a finalement été «mis au ban», contraint de démissionner de la présidence de l’UEFA, titre l’Equipe, visiblement très affecté par la mise à l’écart de «Platoche».
 
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