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Soutenu par Apple, le "Uber chinois" Didi veut mettre le turbo

Un chauffeur de taxi utilise l'application de Didi Chuxing dans la ville de Guilin, en Chine.
Un chauffeur de taxi utilise l'application de Didi Chuxing dans la ville de Guilin, en Chine. Greg Baker, AFP

L’application de réservation de VTC Didi Chuxing a le vent en poupe. Alors que Apple vient d'y investir 1 milliard de dollars, on prête à la firme chinoise l'ambition de vouloir être prochainement cotée à la Bourse de New York.

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Didi Chuxing, la principale application de réservation de VTC en Chine, va-t-elle réaliser la plus grosse introduction boursière à Wall Street pour un groupe chinois depuis 2014 ? Lundi 16 mai, l'agence Bloomberg assurait que la société chinoise réfléchissait à une introduction en Bourse à New York en 2017. Valorisé 26 milliards de dollars, Didi Chuxing – ou simplement Didi – attendrait toutefois de voir comment évolue la percée d'Uber, son rival, sur son marché domestique, selon l’agence financière qui cite des sources proches du dossier.

Des informations démenties par Didi. "Nous n'avons pas un tel projet, ni un tel calendrier", a fait savoir l’entreprise. Cette dernière affiche des résultats colossaux : 300 millions d'usagers inscrits, plus de 11 millions de courses effectuées chaque jour en Chine.

Quoi qu’il en soit, Didi Chuxing pèse lourd sur un marché très convoité. Au point qu’Apple, dont les ventes d'iPhone ont récemment montré leurs premiers signes de ralentissement, y a investi, vendredi, 1 milliard de dollars (881 millions d'euros). Tim Cook, le directeur de la firme à la pomme, espère ainsi pouvoir relancer son chiffre d’affaire en Chine, pays où le géant américain fait l'objet de pressions croissantes de la part des autorités de régulation.

"Nous faisons cet investissement pour un certain nombre de raisons stratégiques, y compris la possibilité d'en apprendre plus sur certains segments du marché chinois", a déclaré Tim Cook, qui a rencontré la présidente de Didi Chuxing, Liu Qing, lundi à Pékin. "Bien sûr, nous pensons qu'il sera aussi rentable à terme", a-t-il ajouté, ne cachant pas son désir de collaborer avec le mastodonte chinois, grand rival d'Uber Technologies en Chine.

Mettre un chauffeur au volant de sa propre voiture

Grâce à cet investissement, Apple nourrit également l’espoir de surfer sur deux nouveaux marchés en plein essor : les nouvelles technologies automobiles et l'économie de partage.

Sur ce dernier point, Didi a innové. À l’été 2015, l’entreprise chinoise a marqué une nouvelle étape dans le secteur des VTC, en proposant à ses utilisateurs d'embaucher un chauffeur pour conduire leur propre voiture. Une idée à l’intérêt non-négligeable : un utilisateur de ce service peut, en cas de soirée bien arrosée, rentrer chez lui en toute sécurité en ramenant en même temps sa voiture à bon port.

Didi Chuxing, anciennement Didi Kuaidi, a également lancé, en plus de la commande de taxis et de voitures privées, un système de covoiturage de courte distance pour aller au travail, baptisé Hitch. En juillet dernier, elle a par ailleurs dévoilé un service de bus privés qui empruntent les trajets les plus populaires parmi les utilisateurs de l'application.

Des bonnes idées que Didi Chuxing devrait continuer à développer : la semaine dernière, l’entreprise a déclaré dans un communiqué que les fonds d'Apple représentaient le plus gros investissement qu’il ait jamais reçu.

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