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Karabakh : l'Azerbaïdjan et l'Arménie s'engagent au respect du cessez-le-feu

Un soldat arménien dans le Haut-Karabakh, le 6 avril 2016.
Un soldat arménien dans le Haut-Karabakh, le 6 avril 2016. Karen Minasyan, AFP

Lors d'une rencontre sous l'égide de l'OSCE, les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont engagés, lundi, à respecter le cessez-le-feu dans la région disputée du Haut-Karabakh et à reprendre les négociations de paix.

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Le calme revient dans le Haut-Karabakh. Les présidents arménien, Serge Sarkissian, et azerbaïdjanais, Ilham Aliev, se sont engagés, lundi 16 mai, à respecter le cessez-le-feu dans ce territoire agité depuis avril par des affrontements meurtriers, malgré une trêve fragile mise en place depuis le 6 avril.

"Les présidents ont réitéré leur engagement en faveur du cessez-le-feu et d'un règlement pacifique du conflit", lit-on dans un communiqué commun. "Pour réduire le risque de nouvelles violences, ils ont accepté de finaliser le plus rapidement possible un mécanisme de contrôle de l'OSCE", lit-on également dans le document. Mais selon le ministre de la Défense du Haut-Karabakh, un soldat a été tué par un tir en provenance de l'Azerbaïdjan. L'incident est survenu peu après minuit, au moment où la réunion de Vienne avait lieu.

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Les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont retrouvés en début de soirée dans un hôtel de Vienne, lors d'une rencontre organisée sous l'égide de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), en présence du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, du secrétaire d'État américain, John Kerry, et du secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Harlem Désir. Ils ont également affirmé leur volonté de reprendre les négociations de paix au point mort depuis plusieurs années. Une rencontre doit avoir lieu en juin "dans un lieu à définir d'un commun accord".

"L'Arménie ne peut maintenir son occupation du Haut-Karabakh sans conséquences" (Amirbayov)

Les deux chefs d'État ne s'étaient pas encore rencontrés depuis que le début du conflit au Karabakh, vieux d'un quart de siècle. Un conflit qui a été marqué par ce regain de violences en avril, les pires affrontements depuis un premier cessez-le-feu conclu en 1994, qui a suivi une guerre ayant fait 30 000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement des Azerbaïdjanais.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), à l'origine de la réunion de lundi, a souligné "l'urgence de réduire les tensions le long de la ligne de démarcation".

>> À lire sur France 24 : "Derrière l'affrontement entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, la rivalité Russie - Turquie ?"

États-Unis, Russie et France, les trois pays médiateurs dans le cadre de l'OSCE, espéraient que leur effort diplomatique à Vienne permettrait non seulement de stabiliser la ligne de front mais aussi de relancer les négociations concernant le statut du Nagorny-Karabakh. Cette région en majorité peuplée d'Arméniens a fait sécession mais est toujours reconnue internationalement comme faisant partie de l'Azerbaïdjan.

Avec AFP

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