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Dans la presse

"Boris Johnson vs. Winston Churchill"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 16 mai, les déclarations fracassantes de Boris Johnson sur l’UE, le cinquantième anniversaire du lancement de la Révolution culturelle chinoise. Et le nouveau James Bond.

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On commence cette revue de presse internationale au Royaume-Uni, où l’ancien maire conservateur Boris Johnson, qui milite en faveur du Brexit, a une nouvelle fois mis les pieds dans le plat, hier.
 
Dans un entretien accordé au Sunday Telegraph, l’ex-maire de Londres a déclaré que l’Union européenne marchait sur les pas de Napoléon et Adolf Hitler, en tentant de créer un super-Etat européen. Une déclaration fracassante à six semaines du référendum sur la sortie ou non du Royaume-Uni de l’UE et sans doute pas dénuée d’arrière-pensées, alors que Boris Johnson est de plus en plus présenté comme le candidat favori des conservateurs pour succéder à David Cameron, dans le cas où le Brexit l’emporterait - c’est ce que se charge de rappeler The Guardian, qui rapporte aussi que ses détracteurs ont vu dans ses propos une preuve de ce que la campagne des pro-Brexit «bat de l’aile»: «après l’horreur de la Seconde guerre mondiale, l’UE a contribué à mettre fin à des siècles de conflits, et à ce titre, la déclaration de Boris Johnson est à la fois offensante et désespérée», a notamment expliqué le travailliste Hilary Benn.
 
The Independent invoque la loi de Godwin pour expliquer les propos de Boris Johnson. Cette loi a été énoncée ainsi en 1990 par l’avocat américain Mike Godwin: «Plus une discussion, plus un débat, notamment sur internet, dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1» - une loi vérifiée, donc, par les assertions de l’ex-maire de Londres, selon le journal, qui évoque aussi un possible HDS (Hitler Derangement Syndrome), pour «syndrôme de dérangement hitlérien», ou encore une «reductio ad Hitlerum». «Mais l’acronyme qui conviendrait sans doute le mieux à la sortie de Johnson, ironise The Independent, c’est: DBS, pour «Don’t be silly», «ne sois pas stupide» ». «Cependant, Boris Johnson n’est pas stupide, poursuit en substance le journal, chaque mot qu’il énonce est calculé, et ce qu’il dit vise à le faire apparaître comme le Churchill des temps modernes, ce génie monomaniaque qui a réussi à sauver le Royaume-Uni de la domination de Berlin». Mais Churchill, rappelle enfin The Independent, a évoqué, dans un discours resté célèbre, et prononcé à Zurich en 1946, la nécessité de «recréer la famille européenne et de lui donner une structure qui lui permettrait de vivre dans la paix, la sécurité et la liberté».
 
L’Histoire avec un grand “H”, encore, avec l’anniversaire, aujourd’hui, des 50 ans du coup d’envoi de la Révolution culturelle chinoise lancée par Mao Tsé-toung. Cet événement majeur de l’histoire de la Chine contemporaine, synonyme de dix années de chaos, qui se sont soldées par des centaines de milliers de morts, n’est mentionné nulle part, ce matin, dans The China  Daily, qui a choisi de consacrer sa Une à l’investiture prochaine de la nouvelle présidente taïwanaise – dont le nom d’ailleurs, n’est pas mentionné, non plus, à la une du journal, qui évoque «les espoirs des milieux d’affaires de voir les eaux taïwanaises rester calmes». Un signe des temps, sans doute, et la preuve, aussi, du tabou représenté par la révolution culturelle, que n’oublie pas d’évoquer, en revanche, The South China Morning Post. Le journal de Hong Kong rappelle le bilan officiel de ces années sombres: 1,7 million de morts, victimes du projet d’«éradication des membres de la bourgeoisie soupçonnés de menacer le pouvoir du prolétariat». 50 ans après, il faut lire The Wall Street Journal pour se pencher sur «l’héritage de Mao», et ce que la classe politique chinoise, et le président Xi Jinping en particulier, en ont fait. «La révolution culturelle n’est pas seulement un chapitre affreux du passé de la Chine. Son héritage brutal est un élément clé du rêve chinois» de l’actuel président, écrit le journal, pour qui Xi Jinping «vient de passer les trois premières années de son mandat à ressusciter Mao, en empruntant sa rhétorique, en concentrant le pouvoir entre ses mains, et en flirtant avec le culte de la personnalité».
 
Une info exclusive pour terminer. Voulez-vous savoir qui sera le prochain Bond, James Bond? Lisez The Daily Mail
 
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