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"Vraisemblablement dopés, des dizaines d'athlètes" privés des JO de Rio

Le président du Comité international olympique Thomas Bach, le 2 mars 2016, lors d'une conférence de presse à Lausanne.
Le président du Comité international olympique Thomas Bach, le 2 mars 2016, lors d'une conférence de presse à Lausanne. Fabrice Coffrini, AFP

Le président du CIO, Thomas Bach, a publié une tribune dans le journal Le Monde, mercredi, dans laquelle il affirme que "des dizaines d'athlètes dopés" ne pourront probablement pas participer aux prochains Jeux olympiques cet été à Rio.

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"Des dizaines d'athlètes dopés [seront] vraisemblablement empêchés de participer aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro" cet été, a déclaré, mercredi 18 mai, le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde, en mettant notamment la pression sur l'athlétisme russe.

Pour justifier ces futures interdictions, Thomas Bach fait référence aux échantillons des JO de Pékin 2008 et de Londres 2012, qui ont donné lieu à des nouvelles analyses, "selon les méthodes scientifiques les plus récentes". Dans un communiqué publié mardi, le CIO avait précisé que sur 454 échantillons de Pékin, 31 contrôles étaient positifs. Ils concernent des sportifs de douze pays et de six disciplines.

Mardi, le CIO a précisé que les mêmes analyses, sur des athlètes pouvant potentiellement participer aux JO de Rio, ont été réalisées sur 250 échantillons des Jeux de Londres, dont les "résultats seront publiés prochainement". Là encore, avec "l'objectif est d'empêcher tous les tricheurs de venir aux Jeux olympiques de Rio", précisait le communiqué du CIO.

>> À voir sur France 24 : "Dopage : le Kenya peut-il éviter d'être banni des Jeux olympiques ?"

Concernant les récents aveux de Grigori Rodtchenkov, l'ancien patron du laboratoire antidopage russe, désormais exilé aux États-Unis, selon qui des dizaines d'athlètes russes, dont 15 médaillés olympiques, avaient profité d'un système de dopage organisé et supervisé par Moscou et ses services secrets lors des Jeux de Sotchi, en 2014, Thomas Bach a parlé mercredi dans Le Monde d'"allégations très détaillées et par conséquent très inquiétantes".

"Si l'enquête (demandée à l'Agence mondiale antidopage, AMA) devait confirmer la véracité de ces allégations, cela révélerait une nouvelle dimension choquante du dopage, assortie d'un degré de criminalité sans précédent", a insisté le patron de l'olympisme mondial, en précisant que le CIO "réagirait en s'appuyant sur sa politique de tolérance zéro".

Vers des sanctions collectives à l’égard des fédérations ?

Les sanctions pourraient alors aller d'une "suspension olympique à vie" pour les personnes impliquées, à "la suspension ou l'exclusion de fédérations nationales entières", comme c'est actuellement le cas de la Fédération russe d'athlétisme, sanctionnée par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF).

Les résultats de l'enquête de l'AMA concernant les JO de Sotchi "influenceront fortement la nature de la participation d'athlètes russes aux JO de Rio", a d'ailleurs menacé Thomas Bach dans Le Monde. Une déclaration inquiétante pour les athlètes russes, dont la participation aux Jeux de Rio de Janeiro devrait être décidée par l'IAAF le 17 juin à Vienne.

"Si l'existence d'un système organisé contaminant d'autres sports était avérée, les Fédérations internationales et le CIO devraient avoir une décision difficile à prendre, entre responsabilité collective et justice individuelle", a insisté le président du CIO.

En envisageant la possibilité de sanctions collectives à l'égard de fédérations entières, ce dernier glisse au passage l'éventualité de la fin de la "présomption d'innocence" pour les athlètes pris individuellement. Ce qui serait une véritable révolution en matière de lutte contre le dopage.

"Il faudrait considérer si, dans le cas de telles fédérations ‘contaminées’, la présomption d'innocence peut toujours s'appliquer pour les athlètes ou si la charge de la preuve peut être renversée", se demande ainsi Thomas Bach dans sa tribune, en envisageant qu'il soit demandé aux athlètes eux-mêmes "de démontrer que l'enregistrement de leurs contrôles satisfait aux règles de leur fédération internationale et au code mondial antidopage".

Avec AFP

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