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Dans la presse

"Brutalités policières inouïes au Kenya"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, mercredi 18 mai, la série d’attentats qui ont visé des quartiers chiites de Bagdad, mardi, en Irak. La visite du numéro trois chinois à Hong Kong. Et des brutalités policières inouïes, au Kenya.

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On commence cette revue de presse internationale en Irak, où des attentats ont fait hier au moins 48 morts et plus de 100 blessés à Bagdad.
 
Ces attaques portent à plus de 190 le nombre de personnes tuées dans les quartiers chiites de la capitale, selon The Wall Street Journal, qui évoque une «violence urbaine» qui semble infliger au gouvernement, déjà «assailli de problèmes», «une paralysie croissante». «La capacité du groupe Etat islamique à faire des brèches dans les cordons autour de Bagdad ont provoqué des critiques ouvertes  des forces de sécurité, dont le mauvais équipement, le manque de renseignement et de coordination, sont pointés du doigt», rapporte le quotidien, tandis que The Daily Beast explique que cette série d’attaques prouve la volonté de l’organisation de «démembrer» l’Irak, et de faire «s’entre-déchirer» ses habitants. Une stratégie que les autorités américaines présentent comme résultant du recul du groupe sur le terrain, et dont le site estime  qu’elle est destinée, aussi, à mettre les forces de sécurité sur la défensive, à les détourner de Mossoul, la «capitale» du groupe Etat islamique en Irak.
 
Direction à présent Hong-Kong, où la visite du numéro trois chinois, se déroule sous haute tension. D’après The Wall Street Journal, la venue de Zhang Dejiang, le président de l'Assemblée nationale populaire, provoque une vague de répression. La police aurait refoulé sans ménagement des manifestants à proximité du domicile du chef de l'exécutif hongkongais, Leung Chun-ying, où le dirigeant chinois devait dîner. Des membres de partis pro-démocratie auraient été arrêtés pour avoir accroché des banderoles pour protester contre cette visite et contre le déploiement spectaculaire des forces de sécurité à cette occasion – plus de 6000 policiers mobilisés, selon le journal, qui rapporte que de nouvelles manifestations étaient attendues aujourd’hui. Alors que Pékin durcit son emprise sur l’ancienne colonie britannique, Zhang Dejiang jour plutôt, semble-t-il, la carte de l’apaisement, selon The China Daily, qui rapporte que le dirigeant a dit entamer sa visite «avec bienveillance», et relayer «les salutations chaleureuses et les bons vœux» du président Xi Jinping. «J'écouterai les suggestions et les requêtes sur la mise en oeuvre du principe un pays, deux systèmes, de la part de tout le monde», a-t-il promis. Des promesses accueillies avec un certain scepticisme, à en croire le dessin du South China Morning Post, où l’on voit un manifestant rappeler aux forces de l’ordre que «M. Zhang avait promis qu’il allait écouter tout le monde» - «certains vont devoir parler un peu plus fort, parce qu’il est tout là-bas, derrière nous», lui répond un policier.
 
Les forces de l’ordre qui sont mises en cause au Kenya, où le chef de la police a ordonné, hier, l’ouverture d’une enquête interne sur les violences commises par certains de ses subordonnés, lors d’une manifestation, lundi, à Nairobi. L’ouverture de cette enquête a été déclenchée par la diffusion d’une vidéo d’une violence extrême. Sur l’un de ses extraits, publié par Le Monde, on voit plusieurs  policiers en train de battre un manifestant étendu au sol, inanimé. L’un d’entre eux s’apprête à lui frapper la tête avec ses bottes sur un rebord de trottoir. Une scène filmée alors que la police antiémeute dispersait plusieurs centaines de manifestants qui se dirigeaient vers la Commission électorale indépendante, dans le centre de Nairobi… une institution jugée partisane et dont les manifestants demandent la dissolution avant la présidentielle prévue en août 2017. D’après The Huffington Post, on ignore, pour le moment, l’identité et le sort du manifestant que l’on vient d’évoquer, les médias kényans livrant des informations contradictoires à son sujet, certains affirmant qu’il était mort des suites de ses blessures, d’autres qu’il était rentré chez lui. Dans le dessin publié ce matin par The Nation, on voit le président kényan s’indigner: «Des brutalités? Quelles brutalités? Quiconque sera pris en train de répandre des mensonges sournois prend le risque de se faire arrêter», menace Uhuru Kenyatta.
 
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