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Loi travail : le ton montre entre le gouvernement et les grévistes des raffineries

Longue file d'attente à une station-essence de Rennes, le 23 mai 2016.
Longue file d'attente à une station-essence de Rennes, le 23 mai 2016. Damien Meyer, AFP

Le ton est encore monté d'un cran, ce lundi, entre le gouvernement et les opposants à la Loi travail qui entendent "amplifier" le mouvement de blocage des raffineries, qualifié d'"illégitime" par le ministre des Finances.

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Faut-il se ruer vers les stations-essence ? Sur les huit raffineries que compte l'Hexagone, six sont désormais bloquées par des opposants à la Loi travail – principalement regroupés sous la bannière de la CGT –, a indiqué lundi 23 mai, Emmanuel Lépine, le responsable de la branche pétrole de la CGT, sur France Info.

Et aucun de ces protestataires (salariés du secteur, chauffeurs routiers) n'entend rompre la grève, bien au contraire. "Si le gouvernement ne retire pas son projet [de Loi travail], les mobilisations vont continuer, s'amplifier", a martelé le même jour, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, sur RTL.

Au total, 1 500 stations-essence sur les 12 000 du pays étaient dimanche soir en état de pénurie totale ou partielle, selon le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies. La plupart se trouve dans le nord-ouest de la France, en Bretagne, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Normandie, Pays-de-Loire et Île-de-France.

Plusieurs préfectures ont pris des arrêtés de rationnement pour l'achat de carburants alors que les files d'attente s'allongent dans les stations-service.

>> À voir sur France 24 : "Loi travail : "François Hollande affirme qu'il ne "'cèdera pas'"

Le bras de fer est donc bien engagé avec le gouvernement. Car le Premier ministre, Manuel Valls, n'entend pas non plus céder à la pression des grévistes. "La Loi travail ira jusqu'au bout de son processus parlementaire", a-t-il promis dimanche soir, tout en déclarant qu'il allait "continuer à évacuer un certain nombre de sites et notamment les dépôts" de carburants occupés. En recourant si nécessaire à la force publique. "Ce mouvement n'a pas lieu d'être", a-t-il ajouté.

Michel Sapin, le ministre des Finances, a, lui, fustigé "une CGT qui, pour des raisons souvent internes, s'est extraordinairement durcie et qui n'est que dans la protestation et qui n'est plus du tout dans le dialogue".

Pour le moment, les messages des professionnels du secteur se veulent rassurants : il n’y a pas de raison de se précipiter aux pompes à essence, a indiqué l’Union française des industries pétrolières (Ufip). "Nous pouvons tenir", a insisté Catherine Enck, porte-parole de l’Ufip. Laurent Michel, chef de la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) a parlé d'une "trentaine de jours" de stocks commerciaux pour les entreprises.

Même son de cloche du Premier ministre. La France dispose des réserves, a-t-il répété dimanche.

>> À lire sur France 24 : Loi travail, le passage en force du gouvernement

Avec Reuters et AFP

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