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Loi travail : ni retrait du texte, ni remise en cause de l'article 2, selon Valls

La police anti-émeute a levé les barrages des syndicalistes de la raffinerie de Douchy-les-Mines (Nord), le 25 mai 2016.
La police anti-émeute a levé les barrages des syndicalistes de la raffinerie de Douchy-les-Mines (Nord), le 25 mai 2016. Patrick Kovarik, AFP

Alors que les blocages se poursuivent en France, le Premier ministre Manuel Valls a écarté une "remise en cause" du contesté article 2 du projet de la Loi travail, répétant qu'il ne serait pas retiré.

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Le gouvernement a promis, mercredi 25 mai, d'empêcher les syndicats opposés à la réforme du Code du travail de paralyser la France, notamment en bloquant les dépôts de carburant, et s'est engagé à maintenir le projet de loi malgré la contestation.

La porte ouverte par le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, qui a évoqué une modification de l'article 2 du projet de loi donnant la priorité aux accords d'entreprise, cœur de la réforme, a rapidement été claquée par le Premier ministre Manuel Valls.

"La CGT ne fait pas la loi dans ce pays", a-t-il lancé à l'Assemblée nationale au sujet des blocages organisés par la centrale syndicale. Le Premier ministre a voulu être "très clair": "il n'y aura ni retrait du texte, ni remise en cause de l'article 2, car c'est le cœur de la philosophie du texte", a-t-il dit devant les députés lors de la séance des questions au gouvernement.

"Pour que notre économie ne soit pas asphyxiée par quelques-uns"

Le bras de fer s'est durci entre le gouvernement et la CGT, qui, avec l'appui de Force ouvrière dans certains secteurs, multiplie les actions dans le ferroviaire, le nucléaire, l'aérien et les ports, notamment lors d'une nouvelle journée d'action jeudi dans toute la France. Une grève de 24 heures à compter de mercredi soir a ainsi été votée à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine dans l'Aube, et des assemblées générales doivent avoir lieu dans la journée dans d'autres centrales.

Manuel Valls a de nouveau fustigé l'attitude du syndicat, disant agir "pour les Français et pour que notre économie ne soit pas asphyxiée par quelques-uns" et assurant qu'"aucune option" ne serait "écartée" pour lever les blocages. "Ceux qui bloquent les sites pétroliers ne sont pas concernés par la Loi travail", a-t-il en outre plaidé. "Ceux qui voudraient nous faire croire par exemple qu'il est possible d'arrêter une centrale nucléaire jouent un jeu étrange", a-t-il attaqué.

Mais la CGT et SUD-Rail, qui ont appelé à une grève à la SNCF ce mercredi et jeudi 26 mai, peinent à mobiliser : l'entreprise a annoncé 10,6 % de grévistes mercredi, le taux le plus bas depuis le début de la mobilisation contre la Loi travail.

De leur côté, les organisations patronales Medef et CGPME estiment qu’i est temps d'agir pour éviter des faillites d'entreprises."Les grèves dans les transports et les difficultés d'approvisionnement en carburant commencent à impacter l'activité économique dans notre pays, peut-on lire dans leur communiqué. Certaines entreprises tournent au ralenti, les plus fragiles d'entre elles voyant même leur existence menacée."

Avec AFP et Reuters

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