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Des rescapés et proches des victimes de l'attaque du Bataclan reçus par des juges

Arrivée de rescapés et proches des victimes des attaques du 13 novembre à Paris, mercredi 25 mai 2016.
Arrivée de rescapés et proches des victimes des attaques du 13 novembre à Paris, mercredi 25 mai 2016. François Guillot, AFP

Plus de 500 personnes, rescapés et proches des victimes de la tuerie du Bataclan, survenue le 13 novembre 2015, ont été reçues mercredi à Paris par les juges en charge de l'enquête, pour tenter d'avoir des réponses à leurs nombreuses questions.

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Comprendre. Plus de 500 personnes, - rescapés, proches des victimes de la tuerie du Bataclan du 13 novembre et avocats - ont été convoquées, mercredi 25 mai, à l'École militaire de Paris par des juges d’instruction afin d'être tenus au fait de l’avancée de l’enquête. "L’émotion était trop grande, beaucoup de proches de victimes ont préféré ne pas venir, explique Karim Hakiki, journaliste de France 24, posté devant l’établissement de l’armée. Ceux qui sont là pourront poser toutes les questions qu’ils veulent et ils ont d’ailleurs beaucoup de questions à poser aux six juges d’instruction."

La veille, ce sont des survivants et parents des victimes des attaques des terrasses de cafés et restaurants parisiens ainsi que le Stade de France qui ont été reçus par les juges d’instruction. À leur arrivée, beaucoup de participants confiaient "ne pas trop savoir à quoi s'attendre".

"Être sûr que justice sera rendue"

"Je pense qu'on aura des informations sur l'enquête, sur le parcours de cette bande d'assassins. J'aimerais aussi savoir combien de temps durera l'enquête, ce qu'il adviendra de Salah Abdeslam... Au-delà du traumatisme qu'on a subi, ça contribue à être sûr que justice sera rendue", explique Anne-Cécile Dupuis, 43 ans, chargée de communication.

"L'aspect le plus important de cette réunion n'est pas tant sur l'état de l'enquête que sur la mise en place d'une relation directe entre les victimes et les juges", estime pour sa part l'avocat Gérard Chemla, qui défend plus de 70 personnes dans le dossier du Bataclan.

Le silence pesant de Salah Abdeslam

Au cours de cette rencontre, il est en effet prévu que le juge Christophe Teissier, entouré des cinq autres magistrats chargés de l'enquête et de trois représentants du parquet de Paris, détaille la chronologie de la soirée du 13 novembre grâce à l'exploitation des enregistrements de la police et à un enregistreur retrouvé au Bataclan. Il évoquera également la collaboration internationale et les perspectives de l'enquête. Les juges d’instruction relateront enfin l’audition avec Salah Abdeslam, l’un des principaux auteurs de la tuerie.

Mais ce dernier reste, malheureusement pour les proches des victimes, muré dans son silence. "Il avait fait savoir qu’il voulait s’exprimer, il ne l’a pas fait, après avoir été reçu par les juges d’instruction vendredi 20 mai, précise Karim Hakiki. Face à son refus, les six juges d’instruction ont décidé de lui citer les 130 noms des victimes des attentats de Paris et de Saint-Denis, la réaction de Salah Abdeslam a été terrible, justement, il n’a pas eu de réaction, il n’a même pas levé les yeux pour regarder les juges. […] Si Salah Abdeslam pouvait dire quelque chose cela pourrait aider les familles des victimes."

Les familles des victimes devront donc faire sans. "L’enjeu aujourd’hui est de savoir s’ils obtiendront toutes les réponses à leurs questions, souligne Valérie Hallali, l’avocate des parents des victimes. Ils veulent savoir pourquoi ? Comment ? Pour aborder l’avenir avec un meilleur moral  [car] aujourd’hui, leur vie n’est plus la même."

 

 

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