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Dans la presse

"Gouvernement-CGT, le bras de fer"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 25 mai, le bras de fer entre le gouvernement et la CGT autour de la loi Travail. Le premier est soupçonné de jouer la carte de l’usure, le deuxième étend son mouvement. Et les limites de la câlinothérapie contre le Brexit.

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Une revue de presse française largement consacrée ce matin au bras de fer entre le gouvernement et la CGT, qui demande toujours le retrait de la loi Travail.
 
Le Figaro évoque une «épreuve de force» entre le syndicat et l’exécutif, qui parierait sur un «essoufflement» du mouvement - c’est ce qu’affirme le directeur de l’Institut du travail, dans les colonnes du journal. D’après Bernard Vivier, cette stratégie semble  avoir plutôt «fonctionné», jusqu’à présent, puisqu’ on n’entend plus parler des pétitions, (que) les manifestants sont moins nombreux, (et que) Nuit debout s’est éteint». Selon lui, le gouvernement «espère qu’il en sera de même avec les actions radicales» - «mais les jours et les semaines à venir vont être difficiles», prévient-il. Face à un exécutif droit dans ses bottes, la CGT «s’enferre dans sa stratégie de blocage», d’après les Echos, qui estiment, également, que le Premier ministre parie sur le fait que «l’opinion ne suivra pas la CGT et que ses violences discréditeront le combat des frondeurs contre la loi El Khomri». «Au bout du compte, écrit le journal, il n’est pas impossible que le gouvernement sorte de l’épisode par le haut, relégitimé à tenir bon sur une loi dont on aura oublié le contenu» - «mais, relèvent aussi les Echos, le pari vallsien comporte beaucoup de «si»». Cette stratégie, évidemment, ulcère la gauche de la gauche, qui s’étrangle de voir François Hollande et Manuel Valls «oser accuser les grévistes».Pour l’Humanité, le pouvoir, «isolé, se déchaîne contre les syndicalistes», jouant même la carte de la «provocation», notamment par la voix d’Emmanuel Macron, qui vient d’appeler à «aller encore plus loin que la loi El Khomri».
 
Ce bras de fer se traduit par un élargissement de la mobilisation des opposants à la loi Travail. Alors que les premiers effets de la pénurie de carburant se font sentir, le Parisien rappelle la mobilisation, aujourd’hui et demain, des cheminots, des services publics, des transports aériens et des ports – à laquelle pourrait s’ajouter, dans les jours qui viennent, une grève dans les centrales nucléaires. Le pays va-t-il «vers la paralysie totale?», s’inquiète le journal. Le gouvernement joue peut-être la carte de l’usure, mais pour le moment, cette stratégie ne semble pas porter ses fruits, à en croire un sondage du Parisien, qui indique que 61 % des Français jugent que «si la situation continue de se dégrader jusqu’à affecter l’organisation de l’Euro, ce sera la faute du gouvernement», qui aurait pris «de gros risques en voulant passer en force sur la loi Travail». Si une majorité d’entre eux dit aussi rejeter la loi El Khomri, le patron de la CFDT, qui a validé le texte, prévient que le retirer serait «un coup dur pour les salariés», dans un entretien au Parisien. Même son de cloche du côté de l’Opinion, qui juge «impensable» le retrait de la loi El Khomri. D’après le quotidien, François Hollande et Manuel Valls «jouent la fin du quinquennat sur la loi El Khomri», et n’auraient «aucun intérêt» à reculer. «Où va l’économie française?», s’interroge la Croix, qui relève que malgré un climat social de plus en plus tendu, «les signes d’amélioration sont (effectivement) bien réels» - réels mais «ténus», et pas suffisamment notables, en tout cas, pour relancer le marché du travail, selon le journal, dont le diagnostic semble confirmé par un rapport du FMI, repris par le Figaro. Un document qui affirme que neuf chômeurs français sur dix n’ont aucune chance de retrouver un emploi.
 
On termine cette revue de presse à Londres, où les employés de la City disent redouter l’appauvrissement du Royaume-Uni en cas de Brexit. D’après le Parisien, ces salariés redoutent notamment de perdre ce qu’on appelle le «passeport» européen, un dispositif qui permet de faire approuver un produit financier par un seul régulateur et de le vendre aux 27 autres pays de l’UE. Les Britanniques vont-ils sauter le pas? Les opposants au Brexit sauront-ils les convaincre de rester? On a évoqué, hier, l’initiative «Hug a Brit», qui propose de leur dispenser des câlins pour éviter la séparation - mais est-ce vraiment la meilleure chose à faire?, s’interroge le Monde.
 
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