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Vice-président(e) : quelles options pour Hillary Clinton ?

Hillary Clinton lors d'un meeting à Salinas, en Californie, le 25 mai 2016.
Hillary Clinton lors d'un meeting à Salinas, en Californie, le 25 mai 2016. Justin Sullivan, Getty Images North America/AFP

Hillary Clinton envisage-t-elle de faire équipe avec une femme si elle remporte la présidentielle américaine ? La question occupe le débat depuis plusieurs semaines. La candidate démocrate pourrait aussi jouer la carte des minorités latino et noire.

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La course aux primaires américaines n’est pas officiellement terminée que déjà les regards se tournent vers le futur partenaire du locataire de la Maison Blanche. Qui figure dans les petits papiers de Donald Trump et Hillary Clinton ? France 24 prend les paris.

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  • Une femme ? Elisabeth Warren

Un ticket 100 % féminin, c’est une possibilité qui fait couler beaucoup d’encre de l’autre côté de l’Atlantique. La sénatrice du Massachusetts Elisabeth Warren, connue pour sa forte personnalité et ses prises de positions très à gauche du Parti démocrate, pourrait permettre à Hillary Clinton de gagner le vote des partisans de Bernie Sanders, son rival (presque) battu à la primaire. De plus, un duo de femmes contre Donald Trump serait considéré comme un pied de nez au candidat qui a multiplié les sorties sexistes et misogynes. La sénatrice l'a d'ailleurs déjà attaqué à plusieurs reprises sur Twitter.

Plusieurs obstacles se dressent pourtant sur sa route : si elle était nommée vice-présidente, Elisabeth Warren devrait laisser sa place au Sénat. Or c’est le gouverneur républicain du Massachusetts qui devra nommer son ou sa remplaçante pour assurer l’intérim. Pas sûr que le Parti démocrate puisse se permettre de perdre un siège à la haute chambre pendant les premiers mois cruciaux du mandat du nouveau président. De plus, il se murmure que les deux femmes ne s’apprécient pas trop, et qu'Elisabeth Warren, habituée à pousser le Parti vers la gauche, puisse difficilement se contenter d’un rôle en retrait du pouvoir.

  • Un Latino ? Julian Castro

La rumeur court depuis plusieurs mois et la Chambre de commerce hispanique en a déjà fait son candidat : Julian Castro, Latino de 41 ans, ex-maire de San Antonio, au Texas, serait un partenaire parfait d’Hillary Clinton pour contrer les propositions racistes de Donald Trump. Secrétaire d’État au Logement et au Développement urbain dans l’administration Obama, il est également très apprécié pour ses mesures en faveur des vétérans. Pour couronner le tout, il est proche de Bill Clinton et très présent sur les réseaux sociaux.

Mais le principal intéressé a démenti mi-mai et a affirmé n’avoir même jamais été contacté par l’équipe de campagne de Hillary Clinton : "Cela n’arrivera pas", a-t-il lâché, alors qu’on raconte qu’il a soigneusement entretenu ses relations à Washington ces derniers mois. Réalisme ou coup de bluff ?

  • Un représentant d’un "swing state" ? Sherrod Brown ou Tim Kaine

Sherrod Brown, élu de l’Ohio, l’un des plus marqués à gauche du Sénat, est une autre possibilité. "Bien qu’il ait donné son soutien à Clinton durant la primaire, choisir Brown serait comme offrir une branche d’olivier aux partisans de Bernie Sanders car Brown et Sanders ont la même opinion sur certains points, notamment un certain scepticisme à propos des accords de libre échange", écrit Larry Sabato, à la tête du Center for Politics de l’Université de Virginie. Son aide serait également précieuse pour aider Hillary Clinton à gagner le "swing state" (État dont le vote varie d’une élection à l’autre) de l’Ohio, un État que Donald Trump ne peut se permettre de perdre. En effet, pour l'heure, aucun président républicain n’a gagné une élection sans gagner l’Ohio.

L’homme de 63 ans a le même handicap qu’Elisabeth Warren. S’il venait à gagner la Maison Blanche aux côtés d’Hillary Clinton, son siège au Sénat serait à pourvoir et là encore, c’est un gouverneur républicain qui devra choisir un remplaçant. Harry Reid, le chef du Parti démocrate au Sénat, a d’ailleurs conseillé à Hillary Clinton de ne pas choisir un candidat ayant un siège dans un État républicain.

Autre nom cité, le respecté Tim Kaine, sénateur de Virginie, un autre "swing state". "Sa nomination ne coûterait pas à son parti un siège de sénateur. De plus, il est doté d’une expérience gouvernementale et son nom ne devrait pas trop agacer les pro-Sanders", relève Larry Sabato.

  • Un Afro-américain ? Deval Patrick et Cory Booker

Deval Patrick, ex-gouverneur du Massachusetts, et Cory Booker, sénateur du New Jersey, sont sur la short-list de Hillary Clinton. Tous les deux jeunes et dynamiques, ils pourraient l’aider à pousser les Afro-Américains aux urnes. Deval Patrick, dont l’histoire personnelle – une enfance dans la misère – touche de nombreux Américains, pourrait aussi rapprocher Hillary Clinton du monde de l’entreprise, puisqu’il travaille actuellement dans la société financière Baines Capital. Ami proche de Barack Obama, il pourrait aussi transmettre son héritage lorsqu’une autre démocrate aura investi la Maison Blanche. Pour l'instant, il sous-entend qu'il n'est pas intéressé par le poste...

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