Accéder au contenu principal

Ligue des champions : Real - Atletico, c'est aussi Zidane - Simeone, un duel de géants sur le banc

L'entraîneur du Real Madrid Zinedine Zidane (à gauche) et son homologue de l'Atletico Diego Simeone (à droite).
L'entraîneur du Real Madrid Zinedine Zidane (à gauche) et son homologue de l'Atletico Diego Simeone (à droite). AFP (montage France 24)

Qu'il s'agisse du discret mais impétueux Zinedine Zidane ou du truculent Diego Simeone, le Real et l'Atletico disposent tous deux de personnalités bien trempées sur leur banc. Portrait croisé de ces géants du football.

Publicité

envoyé spécial France 24 à Milan

Alors que se profile, samedi 28 mai, la finale de la Ligue des champions 2016 entre le Real Madrid et l'Atletico Madrid, le spectacle s'annonce tout simplement grandiose. Si, sur le terrain, les meilleurs joueurs européens se disputeront le droit de soulever la prestigieuse "coupe aux grandes oreilles", le "show" viendra aussi, sans nul doute, des bancs de touche. Car avec Zinedine Zidane à la baguette du Real Madrid, et Diego Simeone au bout de celle qui orchestre l'Atletico, deux personnalités emblématiques du football s'opposent.

>> À lire aussi sur France 24 : "En images : à l'approche de Real - Atletico, Milan s'est mise à l'heure madrilène"

D'un côté, "Zizou" et son incroyable destin : pas une finale ou presque sans qu'il n'endosse le costume d'acteur principal. Qu'il s'agisse de son doublé de la tête en 1998 (3-0 pour la France face au Brésil), qui a mené les Bleus à leur première victoire en Coupe du monde, ou de son expulsion en finale de cette même compétition face à l'Italie en 2006 (1-1, 5-3 aux t.a.b pour la Squadra azzura), Zidane a toujours su faire des finales auxquelles il a participé des moments uniques, historiques.

En Ligue des champions aussi, le Français a su marquer les esprits, comme en 2002, lorsqu'il avait offert la C1 au Real Madrid d'une incroyable reprise de volée (2-1 face au Bayer Leverkusen).

Quatorze ans et une incroyable carrière plus tard, c'est avec le costume de technicien et non plus de génie technique que Zidane entrera sur la pelouse. Devant le public de San Siro, à Milan, il aura à cœur de prouver – selon l'expression footballistique en vogue – qu'il est dès sa première saison, le meneur d'hommes et le tacticien hors pair que beaucoup rêvent de voir en lui.

"J'ai connu cette sensation comme joueur, maintenant je vais la découvrir comme entraîneur, même si je l'ai déjà connue comme adjoint de Carlo [Ancelotti en 2014, lors de la finale remportée par le Real contre l'Atletico, NDLR]. Je la connais et j'y fais face avec tranquillité, détermination, patience", explique, serein, l'ancien "galactique".

Simeone, le chef de gang

La tranquillité et la patience... Deux termes qui semblent ne pas faire partie du vocabulaire de son adversaire du soir, le truculent Diego Simeone. La détermination, en revanche, est un concept qu'il incarne mieux que quiconque.

L'histoire de l'entraîneur Simeone ressemble à s'y méprendre à celle du joueur qui, dans les années 1990 et 2000, a martyrisé les milieux de terrain adverses. "Sur le terrain, il te tuait, il te mordait les mollets. L'Atletico d'aujourd'hui reflète un peu sa manière de penser", résume très fidèlement son fils Giovanni, joueur de Banfield en Argentine.

"El Cholo", surnom que l'on donne aux chefs de gang en Argentine, porte effectivement à merveille ce qualificatif. Depuis qu'il a repris l'"Atleti" à l'hiver 2011, il a su insuffler aux colchoneros cette hargne, cette rage de vaincre qu'il a traînée durant près de dix saisons sur les pelouses européennes. Un ADN qui a ouvert les portes de la gloire à cet Atletico nouveau : Ligue Europa en 2012, Coupe du roi en 2013, Liga en 2014... et cette finale de Ligue des champions perdue face au Real Madrid, en 2014, lors des prolongations (4-1, a.p.) après avoir concédé une égalisation dans les arrêts de jeu.

Simeone, excédé, avait même failli en venir aux mains avec le défenseur du Real Raphael Varane, pour un ballon un peu appuyé du Français en sa direction. Mais deux saisons plus tard, les colchoneros ont muri. Leur collectif est peut-être plus impressionnant que jamais, et son entraîneur argentin a digéré la défaite.

Pas sûr pour autant qu'il soit de nouveau disposé à y goûter. Et son "gang", qui entrera samedi sur la pelouse avec cette même "grinta" qui a déjà terrassé le Barça en quarts puis le Bayern en demie, fera tout pour l'en prémunir.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.