Accéder au contenu principal

Carburant : "La situation s'améliore mais la crise n'est pas terminée"

Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, dans la cour de l'Élysée le 25 mai 2016.
Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, dans la cour de l'Élysée le 25 mai 2016. Alain Jocard, AFP

S'exprimant à l'issue d'une réunion à Matignon pour faire le point sur l'approvisionnement en carburants, perturbé par les grèves contre la Loi travail, Alain Vidalies assure que la "situation s'améliore" même si la crise n'est pas finie.

Publicité

L'approvisionnement en carburants en France, perturbé par le mouvement de grèves contre la Loi travail, s'améliore mais la crise n'est pas encore terminée, a déclaré samedi 18 mai le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies. Il s'est exprimé à Matignon, à l'issue d'une réunion entre les professionnels du secteur pétrolier et des transports, les ministres concernés et le Premier ministre, Manuel Valls.

"La situation ce matin, c'est une situation qui s'améliore, une situation dans laquelle, dans certaines régions, nous sommes presque revenus à la normale", a-t-il expliqué sur le perron de Matignon. "Dans d'autres régions, nous restons très attentifs mais on ne peut pas parler d'une crise qui est terminée", a-t-il ajouté.

"Les interventions de déblocage continueront si nécessaire"

Le gouvernement entend donc faire le nécessaire pour garantir aux entreprises l'accès aux stocks de carburants dans les heures et les jours à venir, a-t-il poursuivi. "Les interventions de déblocage continueront si ça s'avère nécessaire [...] et je pense que cet effort devrait nous permettre d'améliorer encore la situation dans les jours qui arrivent", a conclu le secrétaire d'État aux Transports.

L'objectif de la réunion était de "faire le point sur la situation de l'approvisionnement en carburants, les actions entreprises et celles planifiées". En France continentale, tous les dépôts pétroliers bloqués par des adversaires du projet de la Loi travail ont été libérés, à l'exception d'un seul (Gargenville dans les Yvelines), avait indiqué vendredi Alain Vidalies. En revanche, six des huit raffineries du pays étaient toujours à l'arrêt ou au ralenti.

La situation s'améliore à la pompe

Du côté des stations-service, la situation s'est améliorée depuis jeudi. Chez Total, un peu moins d'un tiers des 2 200 stations étaient en difficulté vendredi, contre 815 jeudi. Dans le nord-ouest, la préfecture de l'Eure signale une "très nette amélioration des stocks de carburants" avec "seulement 15 % des stations du département" fermées ou en difficulté d'approvisionnement, tandis que le préfet des Côtes-d'Armor a abrogé un arrêté qui restreignait la vente de carburants.

Mais les opposants à la Loi travail sont loin de baisser les bras. L'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, Fidl, UNL) a appelé "à poursuivre et amplifier les mobilisations", avant la prochaine journée nationale d'action le 14 juin. En attendant, la grève a été reconduite jusqu'à lundi aux terminaux pétroliers du Havre (qui alimentent Orly et Roissy en kérosène). Mais le gouvernement a imposé un service minimum, permettant une reprise partielle des expéditions d'hydrocarbures.

Les vannes restent fermées dans les terminaux pétroliers de Marseille, où l'arrêt de travail des personnels a été prolongé jusqu'à mardi. Statu quo également à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), dont les salariés ont voté le prolongement de la grève jusqu'au 3 juin, et à celle de Donges, où la CGT a appelé à un arrêt de travail illimité jusqu'au retrait de la Loi travail. Au dépôt de Gargenville, le plus grand d'Île-de-France, les employés ont également voté la poursuite de la grève jusqu'au 3 juin.

Avec AFP 

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.